Marie-Angélique Le Blanc n’était jamais malade. Elle avait la chance d’avoir une santé à toute épreuve. Si ce n’avait pas été le cas, jamais elle n’aurait survécu seule dans une forêt.
Or, en ce 15 décembre 1775, elle
était alitée quasi à l’article de la mort.
Une voisine demeurant tout comme
elle à l’angle des rues du Temple et Notre-Dame-de-Nazareth, s’inquiétant,
alla quérir un chirurgien, le sieur
Mellet. Celui-ci déclara ne rien pouvoir faire.
Il fallait prévenir au plus vite
un prêtre.
L’église paroissiale étant
éloignée, le ministre de Dieu tarda à venir. Ce fut alors un des moines du
monastère franciscain tout proche qui se pressa au chevet de la mourante, un
authentique moine, en robe
de bure, sandales
de bois et cordelette.
Quelques minutes après avoir reçu les derniers
sacrements, Marie-Angélique expirait.
Cette mort soudaine
semblait toutefois suspecte. Le sieur Maillot, commissaire du Châtelet mena une
enquête. Arrivé sur les lieux vers une heure après midi, il fureta dans la
maison, ouvrit les tiroirs et les armoires, en quête d’indices.
Il se renseigna auprès des
différentes personnes côtoyant la
défunte et demanda à un juré-chirurgien de chercher des traces criminelles sur
la dépouille mortuaire.
Après examen du corps,
aucune trace de coups, mais la jeune femme aurait pu être empoisonnée.
Dans l’attente de plus d’informations,
des scellés furent apposés sur les portes et fenêtres du domicile.
Pourquoi cette suspicion d’empoisonnement ?
Mi-janvier1776, la machine
judiciaire se mit en place.
Quelques faits notoires :
Six
mois avant son décès, le mercredi 7 juin 1775, Marie-Angélique avait prêté
une somme de 512 livres à un bourgeois de Bourgogne, le sieur Goisot, devant
son notaire habituel. Ce dernier, déjà condamné au criminel, était alors en
difficulté pour le remboursement à Marie-Angélique, qui devait avoir lieu, début
de 1776.
D’autre part, fait curieux,
la fille du sieur Goisot, se trouvait, le matin même du décès brutal, au
domicile de Marie-Angélique[1]. La
demoiselle Goisot était employée chez un apothicaire !
Étrange
également, les symptômes de « la mort subite » de Marie-Angélique se
révélèrent identiques à ceux de l’empoisonnement des rats, chiens et chats
errants de l’époque.
Cependant, une cause
naturelle était toujours possible :
Empoisonnement ? Fort possible !
Mais aucune preuve formelle.
Sans preuves formelles, les questions restèrent sans réponse. Il n’y eut aucune suite. L’enquête s’arrêta là.
Il ne vous reste plus qu’à consulter, pour plus de renseignements :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Ang%C3%A9lique_le_Blanc
Et peut-être aussi vous plonger dans le livre écrit pas Marie-Angélique Le Blanc et Marie-Catherine Homassel Hecquet : Histoire d'une jeune fille sauvage trouvée dans les bois.
[1]
Cela valide ces mots de Voltaire : « empoisonnement ? Cherchez l’apothicaire »,
la fille du sieur Goisot était servante chez l’apothicaire du Prince de
Conti où elle aurait eu toute aisance de se procurer les poisons les plus
variés.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de votre commentaire. Il sera lu avec attention.