lundi 29 juin 2026

Yéti - À la conquête de l’Everest

 

L’Everest fait partie d‘une chaîne montagneuse s’étendant sur 2 400 kms de long et sur 250 à 400 kms de large : la chaîne de l’Himalaya.

L’Himalaya (demeure des neiges), ensemble comprenant les chaînes du Karakoram, de l’Hindou Kouch et du Pamir, englobant huit pays et peuplé de 140 millions d’habitants.

Dix des sommets de l’Himalaya dépassent les 8 000 mètres d’altitude. L’Everest culmine à  8 848 mètres.

 



L’histoire de cette région est riche en traditions diverses.

Les sommets enneigés ont fait rêver de tout temps et encore aujourd'hui.

 

Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, des alpinistes ont essayé de gravir les sommets..... jusqu’au plus haut.





mercredi 24 juin 2026

Une guibolle

  

Guibolle est l’altération de guibonne désignant la jambe (1836).

Guibonne est un mot dérivé du normand guibon (vers 1850) désignant la cuisse.

 

Guibon découle du verbe giber : secouer bras et jambes.

En 1300, regiber pour remuer, devint plus tard regimber.

 

Tout cela pour en venir à :

Guibolle, mot familier désignant la jambe.

Et bien sûr à :

Tout le monde connaît cette locution du début du XXe siècle :

·         En avoir plein les guibolles

Qui se traduit par :

·         Être fatigué d’avoir longtemps marché.

Il y a aussi :

·         En avoir plein les pattes.

Ce qui revient au même.

 

Avec cette chaleur, les jambes semblent plus lourdes ; on peut affirmer, alors, en « avoir plein les pattes » !

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 18 juin 2026

Le Toit du Monde

 

Et alors, que pensez-vous de l’existence du Yéti ?


Sa légende remonterait au milieu du XXème siècle et pour être plus précis, en 1951 lors d’une expédition sur les versants de l’Everest.

Un alpiniste britannique, Eric Shopton, et ses compagnons d’aventure découvrirent, à 5 000 mètres d’altitude, d’étranges traces, qu’ils identifièrent comme des empreintes de pas : longues comme celles d’un homme de grande taille, mais plus larges.

Au bord des crevasses, quelques traces de griffes.

Un homme ? Un ours ?

Le mystère ne fut pas résolu.

 

Les habitants vivant dans les villages, au pied de cette montagne, parlaient de cette légende ancestrale d’esprits de la montagne et d’un homme des neiges[1], sans toutefois les craindre.

Il suffisait tout simplement de ne pas les tourmenter.

Sage recommandation !

 


Je vous invite à découvrir l’histoire de la conquête des sommets de l’Himalaya, le toit du monde.

Une histoire qui commença au milieu du XIXème siècle.

Aujourd’hui, le site est devenu très touristique....

 

Soyez au rendez-vous la semaine prochaine !



[1] L’appellation d’abominable homme des neiges vient des Occidentaux. Les Tibétains le nommait Miqueu. 

mardi 16 juin 2026

Hâbler

 

Hâbler : Verbe attesté depuis 1542, emprunté à l’espagnol :


·         Hablar : parler

Provenant lui-même de l’italien :

·         Fabulari : parler – raconter.

·         Fabula : conversation, puis récit, fable.

 

Hâbler prend rapidement - vers 1575 – le sens de parler avec forfanterie.

 

Un hâbleur est un « beau parleur »....

 

Quelques dérivés :

·         Une hâblerie (1628).

·         Hâbleur (euse) adjectif – 1555.

 

L’écrivain Céline employa le nom et adjectif : hâblard (arde) dans un de ses écrits en 1932.

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 11 juin 2026

Chaque pays avait son « enfant sauvage ».

 

L’Histoire compte de nombreux enfants découverts dans des forêts.


Abandonnés, car souvent « différents », mais aussi en raison de l’impossibilité de s’en occuper. Dans ce dernier cas, ils étaient livrés à la providence de Dame Nature.

 

On trouve ainsi :

  • ·         Une fille sauvage capturée en 1767, en Basse-Hongrie. Son corps recouvert de poils  était robuste.

Elle vivait à l’abri d’une tanière d’où il fut difficile de l’en extirper.

Elle fut conduite à l’hôpital de Karpfen. Cette fille – dont l’âge ne fut pas noté – refusa de manger des aliments cuits, n’acceptant que de la viande crue et l’écorce de différents arbres.

Comment avait-elle pu survivre dans le milieu hostile d’une forêt dense habitée par des loups et des ours ?

  • ·         Une fille-truie, découverte dans la région de Salzbourg, en Autriche. Elle n’avait connu que la porcherie où elle vivait depuis sa naissance, rejetée de tous. Pourquoi ?

Elle ne parla jamais, poussant les mêmes cris que les porcs.

  •  ·         Un enfant-porc non loin d’Overdyke, sans plus de renseignements que celui précisant qu’il avait une préférence alimentaire : la salade.
  • ·         Un enfant-loup, trouvé en 1544, dans la forêt de Hardt, en Bavière. Il avait environ douze ans lors de sa capture.
  • ·         Un autre découvert en Hesse, au milieu d’une meute, également. Cet enfant aurait été enlevé par les loups alors qu’il avait trois ans. Prenant exemple sur sa « famille d’accueil », il marchait à quatre pattes. Il faisait partie de cette communauté qui lui prêtait la même attention qu’aux autres louveteaux. Après avoir quitté la forêt, revenu au pays des hommes, de nouveau civilisé, il aurait manifesté le désir de retourner vers les loups, préférant leur présence à celle des hommes.

Les deux derniers cas d’enfants-loups ne furent pas les seuls. Ce fut en Inde qu’il en fut découvert le plus, par dizaines selon les documents que j’ai parcourus.




Kippling a raconté l’histoire de Mowgli, mais était-ce une histoire inventée ou un récit authentique, suite à la découverte d’un garçonnet élevé par une louve ?

Enfants-loups, n’y en avait-il pas eu avant ? Vous souvenez-vous des jumeaux Rémus et Romulus ?

 

Une légende ne part-elle pas, pour beaucoup d’entre elles, d’un fait réel dont l’imagination populaire s’est emparée et qu’elle a enjolivé ?

 

Nous poursuivrons ce débat dans un prochain écrit.

jeudi 4 juin 2026

Autres enfants sauvages

 Jean de Liège

Capturé en Belgique à la fin du XVIIIe siècle, Jean de Liège avait été abandonné par ses parents à l'âge de cinq ans et retrouvé seize ans plus tard.

Il était velu, sans plus de précision. Peu ? Beaucoup ?

Pendant cette période, il se nourrissait essentiellement de légumes qu'il trouvait dans la terre.

Pris en charge et éduqué, il ne put apprendre à parler qu’avec difficulté, non en raison d'une quelconque déficience intellectuelle, mais d'une conformation anormale du larynx.

 

Un enfant abandonné car, sans doute, atteint d’une maladie génétique.

Peu de renseignements sur lui, ce qui me laisse un peu sur ma faim. Dommage !

 


Le garçon de Kronstadt

En 1784, à Kronstadt, un garçon fut découvert en pleine forêt :

" Ce malheureux jeune homme était de sexe masculin et de taille moyenne »...

« Son regard était extraordinairement sauvage. Il avait les yeux profondément enfoncés dans les orbites. Son front était très fuyant. Ses sourcils broussailleux et tombants saillaient considérablement, et il avait le nez petit et écrasé »...

«  Le cou "gonflé", les muscles des membres plus développés et saillants que chez les êtres humains en général"...

« Le reste du corps du garçon sauvage était couvert de poils, particulièrement épais sur la poitrine et le dos."

"Il n'exprimait jamais le moindre sentiment (...) Quand on éclatait de rire ou simulait la colère, il ne semblait pas saisir ce qui se passait (...)

« Il regardait avec stupéfaction tout ce qu'on lui montrait, mais il détournait bientôt le regard, avec la même absence de concentration, sur d'autres objets ».

« Quand on lui présentait un miroir, il regardait derrière celui-ci, mais restait tout à fait indifférent de n'y point trouver son image..."

 

À l’époque, d'innombrables témoins rapportaient leurs rencontres avec des créatures de ce type. Des créatures sauvages, entre homme et bête, appelées " Yéti " ou encore : " almasty " dans le Caucase, " tchoutchouna " en Yakoutie, " almass " en Mongolie, " ksygyik " au Kazakhstan, " yagmort "  chez les Komis, " léchy " en Russie d'Europe.

De la réalité à la légende, il n’y a parfois qu’un tout petit pas !



Le loup-garou de Norvège

"En Norvège, certains dossiers médicaux mentionnent la présence de "loups-garous" indiscutables.

« Ce sont des adolescents - habituellement des garçons - atteints de déficience mentale, affublés de poils et de cheveux grotesques qui poussent souvent jusqu'au sommet de leurs pommettes et leur couvrent entièrement le front, jusqu'aux sourcils ; les mâchoires sont prognathes (...) Ces êtres ne sont rien d'autre que des gosses qui ont grandi en haute montagne dans des vallées presque perpétuellement saturées d'humidité (...) Ces pauvres misérables que la communauté avait rejetés ou qui s'étaient enfuis parce qu'ils étaient anormaux réussissaient à subsister en chassant à la main ou en cueillant des plantes... »

Comment peut-on survivre, seul, dans un environnement hostile en pleine montagne au nord de la Norvège ?

La réponse se trouve peut-être entre les pages du livre d’Ivan T. Sanderson, « Hommes-des-neiges et  Hommes-des-bois » -  édité chez Plon en 1963.  En effet, Ivan T. Sanderson y fait état de rapports "surprenants" sur des hommes des neiges en Suède.

Ivan Sanderson, zoologiste professionnel doublé d'un grand voyageur,  montre que le problème ne se limite nullement à la recherche d'une créature fantastique, mais se rattache à un vaste ensemble d'énigmes zoologiques englobant cinq continents, affirmant que la capture de ces êtres bouleverserait toutes nos connaissances.

À consulter également, l’ouvrage de Bernard Heuvelmans : "Sur la piste des bêtes ignorées".

 

Loups-Garous et Yétis.... Une énigme à creuser.

 

mercredi 3 juin 2026

Est-ce plausible ?

 

 


Plausible est un adjectif apparu vers 1552.

Il puise son origine dans le latin :

·         Plausibilis : digne d’être applaudi.

Il est un dérivé de :

·         Plaudere : battre (sous-entendu : battre des mains)

 

Plausible a vieilli dans son sens :

De signe d’approbation, il prit le sens de :

·         Acceptable.


Ou  encore  de :

·         Que l’on peut admettre.

Ce fut avec cette valeur que Montaigne l’employa en 1580.

 

Quelques dérivés :

·         Une plausibilité (1684) - nom féminin : qualité de ce qui est vraisemblable.

·         Plausiblement (1558) – adverbe.  

 

Trouvez-vous cet article plausible ?

Si oui, j’attends vos applaudissements !

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                   « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert