samedi 12 septembre 2026

1er juin 1870 En feuilletant la gazette.

 


Un petit tour au fil des pages de la presse d’antan.

Non pas celle des Grands Evénements, mais celle des faits divers et des cancans.

Ce jour-là,  non loin de Verneuil-sur-Avre.

 

De tout temps, les incendies accidentels par imprudence ont existé.

En voici la preuve !

Un fumeur aurait été à l’origine de la destruction de deux hectares d’un bois taillis appartenant à Monsieur de Petiteville.

De nouveau, me voilà Sherlock Holmes.

Qui était ce Monsieur de Petiteville ?

 

Un long moment de recherche et voilà ce que révèlent les recensements des années 1891, 1896 et 1901 de Gournay-le-Guérin, non loin de Verneuil-sur-Avre dans l’Eure.

 

Recensement 1891 :

  • ·         De Petite Ville Raymond – 78 ans – cultivateur.
  • ·         Avec lui, au foyer, quelques domestiques agricoles.

 

Recensement 1896 :

  • ·         De Petiteville Raymond – 82 ans – rentier.
  • ·         De Petiteville Robert – 47 ans – ministre plénipotentiaire (ambassadeur) – fils.
  • ·         Treilhard Julie – 34 ans – épouse de Robert.
  • ·         De Petiteville Raymond – 12 ans – fils de Robert et Julie.
  • ·         De nombreux domestiques agricoles et de gens de maison.
  •  

Recensement 1901 :

  • ·         De Petiteville Raymond – 87 ans – chef de famille.
  • ·         De Petiteville Robert – 53 ans – rentier – fils.
  • ·         De Petiteville Raymond – 16 ans – petit-fils.
  • ·         Treilhard Julie – 39 ans – épouse de Robert.

 

Avec ces renseignements, il fut aisé de retrouver les actes dans les registres d’état civil et de trouver plus amples informations sur différents sites Internet.

 


Concernant Raymond de Petiteville (Charles Raymond Gouhier de Petiteville) :

Il est né le 26 janvier 1814 à Verneuil-sur-Avre (Eure) du mariage de Louis Auguste de Gouhier de Petiteville et d’ Alexandrine Millard.

Son père était Chevalier de Saint-Louis – vicomte de Petiteville.


Il épousa, le 7 septembre 1840, la demoiselle Henriette Berthilde Hue de Carpiquet de Gromesnil. La cérémonie eut lieu dans la ville natale de la mariée, à Cottévrard en Seine-Inférieure.

Sa carrière, avant de se retirer à Gournay-le-Guérin :

  • ·         Élève à Saint-Cyr : 19 novembre 1831.
  • ·         Sous-lieutenant à l’école de cavalerie de Saumur : le 27 décembre 1833.
  • ·         Lieutenant au 6e régiment de chasseurs à cheval, en1835. Il démissionna cinq ans plus tard.
  • ·         Lieutenant-colonnel des mobiles de l’Eure en 1870.
  • ·         Maire de Gournay-en-Bray de 1860 à 1870.
  • ·         Plusieurs fois candidat à la députation, sans jamais être élu.
  • ·         Chevalier de la Légion d’Honneur.
  • ·         Il acheva la construction du château de Petiteville commencée en 1812 et agrandit l’église.

 





 Raymond de Petiteville (Charles Raymond Gouhier de Petiteville) décéda le 19 avril 1901 au château de Petiteville – Gournay-le-Guérin (Eure).

  


Concernant Robert de Petiteville (Robert Charles Guillaume Gouhier de Petiteville) :

Fils de  Charles Raymond Gouhier de Petiteville et de Henriette Berthilde Hue de Carpiquet de Grosmesnil,  il vit le jour le 3 mai 1847 à Varneville-Bretteville en Seine-Inférieure.

Il épousa, en 1883, demoiselle Julie Marie Jeanne Treilhard.

Sa carrière fut des plus brillantes    :

  • ·         Diplomate attaché à Saint-Pétersbourg, en mai 1867.
  • ·         Diplomate nommé à Vienne, de 1869 à 1874.
  • ·         Troisième secrétaire d’ambassade à Constantinople, années 1874 et 1875.
  • ·         Londres ensuite de 1875 à 1878.
  • ·         Second secrétaire à Pékin de 1878 à 1880.
  • ·         Premier secrétaire à Constantinople de 1880 à 1882.
  • ·         Londres, ensuite, de 1882 à 1886.
  • ·         Consul général à Beyrouth de 1886 à 1894.
  • ·         Ambassadeur au Mexique de 1894 à 1896.
  • ·         Mars 1896, en poste en Bulgarie.

 Mazette !! Un sacré parcours !

La vie au château de Petiteville a dû lui paraître bien morne.

Robert Charles Guillaume Gouhier de Petiteville décéda le 12 juillet 1915 à Gournay-le-Guérin.

 

De ses épousailles avec Julie Marie Jeanne Treilhard,  naquit Raymond Jules Charles, le 7 juin 1884 à Londres.

Raymond Jules Charles Gouhier de Petiteville, sous-lieutenant dans l’armée lors de la Grande Guerre mourut pour la France en 1918, porté disparu entre le 12 septembre 1918 et le 11 novembre 1918 Raismes (59), selon le jugement du tribunal civil de première instance d’Évreux.

 


Et tout ce qui précède, parce qu’un certain jour de mai 1871, un fumeur mit  le feu, involontairement, à un bois taillis !

Comme quoi, avec chaque petit article, il est possible d’écrire un roman !

mercredi 9 septembre 2026

Un gabelou.

Pour connaître l’origine de ce mot, il faut remonter bien loin dans l’Histoire, jusqu’à ce mot qui provoqua bien des révoltes : la gabelle.


 La gabelle ne possédait qu’un seul « l » en 1267.

 

Gabelle : mot emprunté à l’italien, gabella, désignant une taxe dès le XIIème siècle (une taxe, déjà en ce temps-là !), sur toutes les sortes de denrées : drap, vin, sel......

 

Le terme fut attribué, en 1342, au sens d’impôt indirect sur la vente du sel, monopole d’État.

 


Le gabelou (1585), nommé gabeleur dans l’ouest de la France, était un commis de gabelle.

Il devint un employé d’octroi chargé, à l’entrée des villes, de récolter une taxe (encore !) sur les marchandises.

Aujourd’hui encore, et depuis 1807, le gabelou désigne un employé des douanes.

Un douanier est donc un gabelou.


 Brève histoire de la gabelle

La gabelle, impôt sur le sel, fut créée par le roi Philippe VI de Valois en 1342, afin de financer la guerre de Cent Ans.

Pourquoi ce choix d’imposer le sel ?

Le sel était indispensable à la conservation des aliments (viandes et poissons...), tous les ménages en consommaient largement.


L’État en avait le monopole, contrôlant la production et fixant les prix.

 Le prix du sel changeait fortement selon les régions.

Il y avait :

  • ·         Les pays de grande gabelle.
  • ·         Les pays de petite gabelle.
  • ·         Les pays de salines.
  • ·         Les pays de quart-bouillon.
  • ·         Les pays rédimés.
  • ·         Les pays exempts.

Ces différences de prix encouragèrent la contrebande. Les fraudeurs portaient le nom de faux-saulniers.


Les agents du fisc royal traquèrent la fraude très violemment, provoquant de nombreuses révoltes populaires.

En 1790, l'Assemblée constituante supprima officiellement cet impôt, dans le cadre de la refonte fiscale de la Révolution française.

En 1806, Napoléon 1er rétablit la taxe sous la forme d'un droit sur le sel, afin de financer ses campagnes militaires.

En 1848, la Deuxième République tenta à son tour de supprimer l'impôt, sans succès durable.

La Troisième République (1870-1940) maintint la gabelle dans son système fiscal et l’appliqua sur la consommation du sel.

La taxe sur le sel fut définitivement supprimée par l'ordonnance de la loi de finances à la Libération (votée fin 1945), applicable au 1er janvier 1946.

 

Plus de gabelle, mais apparut : la T.V.A.


 


 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                     « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

 

mercredi 2 septembre 2026

1er juin 1870 - En feuilletant la gazette.


Un petit tour au fil des pages de la presse d’antan.


Non pas celle des Grands Evénements, mais celle des faits divers et des cancans.

Ce jour-là, dans le journal de Neufchâtel du  1er juin 1870 : quelle histoire ! 

 


Un matin comme les autres à Blangy-sur-Bresle.

 Adolphe Litté rencontra son voisin Toussaint Sivi. Ils habitaient, tous deux, place du Marché aux Chevaux.

Toussaint faisait triste mine, sa santé n’était pas bonne, il ne pouvait plus exercer son métier de menuisier. Adolphe lui demanda des nouvelles et, après un court échange, les deux hommes se séparèrent.

Adolphe Litté était pressé, il devait embaucher. Son métier : cloutier.

Toutefois, tournaient en boucle dans sa tête, comme un mauvais refrain, les paroles de son voisin et surtout :  « ... adieu la compagnie : n,  i, ni, c’est fini, je serai noyé. » . Il savait, Adolphe, que les paroles dépassaient souvent les actes, mais si, toutefois, Toussaint... Non, il ne le ferait pas !

 Adolphe s’en voulut longtemps de n’avoir pas été plus attentif à son voisin, mais pouvait-il empêcher la détermination de ce pauvre homme ?

 

Le corps de Toussaint Sivi fut retrouvé le 22 mai 1870, à six heures du soir, dans la rivière Bresle, près du Moulin aux Armures.

L’acte de décès précise :

Fils de feu Augustin Sivi et feue Marie Françoise Sauzel.

Veuf de Laurentine Désirée Beaurain, mariés à Blangy le 7 avril 1825.

Son décès fut déclaré en mairie par :

  • ·         Jules Léonce Bellancourt, médecin, âgé de cinquante-sept ans.
  • ·         Louis Lotte, garde-champêtre, âgé de cinquante-cinq ans.

  

Qui étaient ces deux hommes ?


La liste du recensement de 1861 contient les informations suivantes :

  • ·         Adolphe Litté – cloutier – 40 ans – chef de famille.

Rignon Adelphine – épouse – 40 ans.

Clémence Litté – fille – 14 ans.

Au foyer, trois nourrissons en garde.

  •  ·         Toussaint Sivi – sans profession – veuf – 63 ans.

Jules Sivi – journalier – fils – 20 ans.

 

D’autres sources ont apporté d’autres informations :

Adolphe Litté  (Charles Martin Adolphe)

Né le 17 février 1826 à Offranville (76) – fils de Martin et Marie Marguerite Souillard.

Marié le 18 mai 1853 à Foucarmont (76) à Adelphine Rignon – née le 1er novembre 1825 au lieu-dit Romaine à Ponthoile (60) – décédée le 24 décembre 1871 à Blangy-sur-Bresle.

L’acte de mariage stipule que le couple reconnaissait un enfant de sexe féminin, né  le 2 mars 1852 à Nouviou (80). La petite fille, prénommée Clémence Adelphine Augustine, fut reconnue par ses deux parents, le jour de leur union.

Adelphine Rignon, épouse Litté, était décédée à l’hospice de Blangy, le 24 décembre 1871, à 7 heures du matin. Louis Marc Antoine Dailliers, administrateur de l’hospice, et Eugène Dajon, médecin dans l’établissement, déclarèrent le décès.

Adolphe Litté quitta ce monde après son épouse. Je n’ai trouvé ni la date, ni le lieu.

 

Toussaint Adolphe Sivi

Né le 31 octobre 1903 à Abbeville (80).

Fils d’Augustin Sivi et Marie Françoise Sauzel.

Marié le 7 avril 1825 à Blangy-sur-Bresle à Laurentine Désirée Beaurain.

  

Un petit mot pour finir :

  • Le Moulin aux Armures existait déjà en 1658.
  • Au 19ème siècle, il servait de moulin à tan – broyage de l’écorce de chêne pour tanner le cuir.
  • À la fin du 19ème siècle, il devint une centrale électrique.
  • Aujourd’hui, ne subsistent de cette centrale que les deux vannages et deux turbines.

 

Un petit article qui a pu apporter beaucoup de renseignements.

J’espère que les explications vous ont amusés.

Un bretteur ou une bretteuse

 


Bretteur (euse) :


Nom et adjectif (1653), dérivés de brette – nom féminin (XVIe siècle) : ancienne épée longue et étroite.

 

Brette – féminin de bret : breton.

Issu du latin populaire brittus, lui-même issu du latin classique britto – brittoms, attribué aux Bretons des îles (Grande-Bretagne) ou de l’Armorique.

 

Un bretteur désignait une épée, mais aussi celui qui se battait souvent à l’épée, qui aimait ferrailler.

Puis, en 1690, un bretteur devint quelqu’un qui ne vivait que de violence et fréquentait des lieux de débauche.

La totale !

 

Il y a également le verbe bretter (1611), donnant l’adjectif bretté.

Ce verbe pourrait être un dérivé de brette, en raison de la lame dentée de l’épée, et c’est pour cela que bretter s’employait pour rayer, strier avec un outil dentelé.

 

Dans un autre domaine, on trouve :

·         Une bretture (1611) : instrument utilisé par les tailleurs de pierre.

·         Breteler (1690) verbe : se servir d’une bretture.

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                            Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 26 août 2026

6 mars 1912 cyclone et tempête

 

En feuilletant la gazette.

Un petit tour au fil des pages de la presse d’antan.

Non pas celle des Grands Evénements, mais celle des faits divers et des cancans.

Ce jour-là,  6 mars 1912, les éléments se sont déchaînés.

 





La tempête a tout emporté, même les informations sur les différents lieux touchés.



Des tempêtes, il y en a eu de tous temps, et elles faisaient des dégâts comme nous en voyons aujourd’hui, hélas !



Je vous laisse prendre connaissance de quelques articles concernant cette « tempête en Normandie ».

Une gisquette

 

Gisquette, mot d’argot apparu en 1925, désignant une jeune fille de mauvaises mœurs.

Victor Hugo donna à l’un de ses personnages secondaires, le nom de Gisquette la Gencienne. (Notre-Dame de Paris – 1831).

 

Quelle est l’origine de ce mot ?

Peut-être en raison des réglementations sur l’hygiène et la salubrité publique imposées par un préfet de police du nom d’Henri Joseph Gisquet qui imposa aux prostituées de se déclarer en préfecture et ainsi d’obtenir une carte permettant un suivi sanitaire....

 


Henri Joseph Gisquet est un banquier, industriel, haut fonctionnaire et homme politique français, né le 14 juillet 1792 à Vezin (Meurthe-et-Moselle)  et décédé le 23 janvier 1866 à Paris

Il fut également Préfet de Police de Paris de 1832 à 1836, dans une période marquée par une forte agitation politique et sociale, puis siégea à la Chambre des députés de 1837 à 1839. Il fut une figure marquante de la monarchie de Juillet.

Peu probable toutefois, les dates ne correspondant pas.

 

Une autre hypothèse :

Le terme viendrait de la déformation de frisquette : jeune fille vive.

De frisque ou frique (XIIème siècle) : pimpant.

Lui-même provenant du francisque : frik.

 

Cette dernière origine me conviendrait parfaitement.

 



Le temps passe, les mots changent de sens et voilà que le mot gisquette fut employé pour :

·         Une maîtresse  (1928).

·         Une jeune femme (1945)

 

Gisquette sonne bien. Un mot tout à fait charmant !



Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                    « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 20 août 2026

En feuilletant la gazette. Un petit tour au fil des pages de la presse d’antan.

 


Non pas celle des Grands Evénements, mais celle des faits divers et des cancans.

Ce jour-là, 18 mars 1865 à Quévreville-la-Poterie.

 

Un article parlait d’un terrible incendie.

Dans une ferme à Quévreville-la-Poterie, cinquante mètres de bâtiments ont été détruits par les flammes.

Dans ce bâtiment, quarante moutons, qui n’ont pu être sortis à temps, ont péri.


Les pompiers de Boos étaient intervenus, mais en raison du brasier trop intense se nourrissant de la paille engrangée, ils n’avaient pu sauver le bâtiment. Leurs efforts se portèrent sur la maison toute proche, afin qu’elle ne s’embrase pas à son tour.

Le plus terrible fut au moment de nettoyer les lieux, de découvrir les cadavres des animaux amassés devant la porte de leur bergerie. Un crève-cœur pour le cultivateur.

Une perte estimée à 10 000 francs.


Heureusement, le propriétaire, Alphonse Hardy, avait eu la prudence d’assurer ses biens, ce qui n’était pas encore le cas pour un grand nombre de familles et cultivateurs.

L’Ancienne Mutuelle, au XIXème siècle, avait de nombreux adhérents en Seine-Inférieure (devenue Seine-Maritime) et dans l’Eure. Cette compagnie d’assurance existe toujours.

 

Revenons sur le malheureux propriétaire.

Mon premier réflexe fut de consulter les listes de recensement de Quévreville-la-Poterie.

·         Année 1861,  juste avant l’incendie, apparaissent bien :

o   Hardy Alphonse – 55 ans et son épouse, Andrieu Henriette - 44 ans.

·         Année 1866, un an après l’incendie, apparaissent toujours :

o   Hardy Alphonse – 59 ans et son épouse, Andrieu Honorine – 47 ans.

                             Avec eux, au foyer, un fils de 20 ans, prénommé Alphonse (ou Alfonse).

 

Les recenseurs, en cette époque, n’étaient pas très pointilleux.

L’épouse Hardy, née Andrieu, se voyait prénommée Henriette en 1861 et Honorine en 1866.

À la décharge des recenseurs, les recensés ne savaient pas toujours leur date exacte de naissance et, portant souvent le prénom de leur père ou père, se désignait par un autre prénom pour se différencier.

 

Afin d’être précise, j’ai consulté les actes d’état civil, en ciblant surtout Quévreville-la-Poterie et ses alentours.

 


L’acte de mariage est la source suprême dans les recherches généalogiques. On y découvre le nom des futurs avec leur date et lieu de naissance et le nom de leurs parents respectifs.

Les témoins apportent aussi des renseignements non négligeables, surtout s’ils sont membres de la famille des mariés : frère, oncle, grand-père, cousin......

 

Monsieur Hardy a épousé Mademoiselle Andrieu, le 15 octobre 1844 à Saint-Aubin-Celloville.

Sur l’acte, la future avait décliné les prénoms de Geneviève Victorine, prénoms confirmés par son acte de naissance, en date du 21 août 1818.

Alphonse Hardy avait vu le jour le 7 octobre 1806. Les époux comptaient douze ans de différence d’âge.

Ce qui correspond aux âges notés sur les recensements.

Pourquoi « Henriette », en 1861 ? Mystère !

Quant à « Honorine » en 1866, mettons cette erreur sur un défaut d’audition du recenseur, ayant modifié « Victorine » en « Honorine » !

 

L’article de presse mentionne également :

·         Monsieur le Maire de Quévreville- la-Poterie :  Monsieur Florentin Poulain.

·         Monsieur le Curé de la commune : Edmond  Brière, né à Séez dans l’Orne, le 2 novembre 1825 et décédé dans sa paroisse le 5 février 1885, à neuf heures trente du soir, à l’âge de cinquante-neuf ans.

·         La gendarmerie de Boos et, bien sûr, les pompiers sans qui la maison se trouvant près des bâtiments en feu se serait enflammée, elle aussi.

 

Et l’enfant ? Il a sans doute reçu une bonne fessée. Ne lui avait-on pas, à plusieurs reprises, interdit de jouer avec des allumettes ?