mercredi 15 juillet 2026

Pataquès

 


 

1784, pataquès : déformation orale, un tantinet comique, de «  je n’sais pas ‘t à qu’ est-ce ».

·         Pas t’ à : mauvaise liaison.

Mais « patac » désignait un coup, un bruit que l’on retrouve dans divers autres mots comme : patatras, patata, patapon.....

 

Donc, vu ce qui précède, le mot pataquès est dû à une faute de liaison consistant à remplacer un S par un T ou réciproquement.

Un pataquès, par extension de ce défaut de prononciation, a pris la signification de : discours confus et inintelligible.

 

Vers 1875, dans l’argot des typographes, pataquès désigna un mastic (erreur par inversion de caractères, mots ou lignes) ou encore une action maladroite.

 

À présent, faites très attention lorsque vous parlez : n’allez pas mélanger les syllabes ou faire des liaisons « mal t’à propos » !

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                   « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

 

mercredi 8 juillet 2026

Un loustic

 

 

Loustic, nom masculin puisant son origine


dans l’allemand :

·         lustig : gai, joyeux, amusant.

Du latin :

·         Lascivus : lascif.

Du vieux slave :

·         Laska : flatterie.

 

Ce mot est apparu dans le langage français au XVIIIe siècle, introduit par les régiments suisses. Il eut plusieurs orthographes :

·         Loustig en 1759.

·         Loustic en 1764.

 

À son apparition, le mot loustic désignait le bouffon du régiment, chargé de distraire les soldats.

Quelques années plus tard (vers 1834), loustic nommait un boute-en-train, toujours au sein d’une caserne.

 

Quittant le milieu militaire, il est entré dans l’usage courant, vers 1764, pour qualifier une personne ayant le rôle d’amuser une société par ses plaisanteries.

Vers 1832, le loustic devint un individu facétieux.

 

De nos jours, on attribue au loustic une valeur péjorative, avec un sens empli de méfiance.

·         Un drôle de loustic : un drôle de type.

 

Une personne à approcher avec précaution !

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 1 juillet 2026

Un lazzi

 

Lazzi, terme emprunté au théâtre italien.

Lazzi est le pluriel de lazzo : jeux de scène comiques (1660).

 

Lazzi est entré dans notre langage comme terme de la commedia dell’arte, désignant des plaisanteries bouffonnes, des moqueries.

 

Le français permet : un lazzi et son pluriel en des lazzis.

 


Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                            Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

lundi 29 juin 2026

Yéti - À la conquête de l’Everest

 

L’Everest fait partie d‘une chaîne montagneuse s’étendant sur 2 400 kms de long et sur 250 à 400 kms de large : la chaîne de l’Himalaya.

L’Himalaya (demeure des neiges), ensemble comprenant les chaînes du Karakoram, de l’Hindou Kouch et du Pamir, englobant huit pays et peuplé de 140 millions d’habitants.

Dix des sommets de l’Himalaya dépassent les 8 000 mètres d’altitude. L’Everest culmine à  8 848 mètres.

 



L’histoire de cette région est riche en traditions diverses.

Les sommets enneigés ont fait rêver de tout temps et encore aujourd'hui.

 

Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, des alpinistes ont essayé de gravir les sommets..... jusqu’au plus haut.





mercredi 24 juin 2026

Une guibolle

  

Guibolle est l’altération de guibonne désignant la jambe (1836).

Guibonne est un mot dérivé du normand guibon (vers 1850) désignant la cuisse.

 

Guibon découle du verbe giber : secouer bras et jambes.

En 1300, regiber pour remuer, devint plus tard regimber.

 

Tout cela pour en venir à :

Guibolle, mot familier désignant la jambe.

Et bien sûr à :

Tout le monde connaît cette locution du début du XXe siècle :

·         En avoir plein les guibolles

Qui se traduit par :

·         Être fatigué d’avoir longtemps marché.

Il y a aussi :

·         En avoir plein les pattes.

Ce qui revient au même.

 

Avec cette chaleur, les jambes semblent plus lourdes ; on peut affirmer, alors, en « avoir plein les pattes » !

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 18 juin 2026

Le Toit du Monde

 

Et alors, que pensez-vous de l’existence du Yéti ?


Sa légende remonterait au milieu du XXème siècle et pour être plus précis, en 1951 lors d’une expédition sur les versants de l’Everest.

Un alpiniste britannique, Eric Shopton, et ses compagnons d’aventure découvrirent, à 5 000 mètres d’altitude, d’étranges traces, qu’ils identifièrent comme des empreintes de pas : longues comme celles d’un homme de grande taille, mais plus larges.

Au bord des crevasses, quelques traces de griffes.

Un homme ? Un ours ?

Le mystère ne fut pas résolu.

 

Les habitants vivant dans les villages, au pied de cette montagne, parlaient de cette légende ancestrale d’esprits de la montagne et d’un homme des neiges[1], sans toutefois les craindre.

Il suffisait tout simplement de ne pas les tourmenter.

Sage recommandation !

 


Je vous invite à découvrir l’histoire de la conquête des sommets de l’Himalaya, le toit du monde.

Une histoire qui commença au milieu du XIXème siècle.

Aujourd’hui, le site est devenu très touristique....

 

Soyez au rendez-vous la semaine prochaine !



[1] L’appellation d’abominable homme des neiges vient des Occidentaux. Les Tibétains le nommait Miqueu. 

mardi 16 juin 2026

Hâbler

 

Hâbler : Verbe attesté depuis 1542, emprunté à l’espagnol :


·         Hablar : parler

Provenant lui-même de l’italien :

·         Fabulari : parler – raconter.

·         Fabula : conversation, puis récit, fable.

 

Hâbler prend rapidement - vers 1575 – le sens de parler avec forfanterie.

 

Un hâbleur est un « beau parleur »....

 

Quelques dérivés :

·         Une hâblerie (1628).

·         Hâbleur (euse) adjectif – 1555.

 

L’écrivain Céline employa le nom et adjectif : hâblard (arde) dans un de ses écrits en 1932.

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert