mercredi 8 juillet 2026

Un loustic

 

 

Loustic, nom masculin puisant son origine


dans l’allemand :

·         lustig : gai, joyeux, amusant.

Du latin :

·         Lascivus : lascif.

Du vieux slave :

·         Laska : flatterie.

 

Ce mot est apparu dans le langage français au XVIIIe siècle, introduit par les régiments suisses. Il eut plusieurs orthographes :

·         Loustig en 1759.

·         Loustic en 1764.

 

À son apparition, le mot loustic désignait le bouffon du régiment, chargé de distraire les soldats.

Quelques années plus tard (vers 1834), loustic nommait un boute-en-train, toujours au sein d’une caserne.

 

Quittant le milieu militaire, il est entré dans l’usage courant, vers 1764, pour qualifier une personne ayant le rôle d’amuser une société par ses plaisanteries.

Vers 1832, le loustic devint un individu facétieux.

 

De nos jours, on attribue au loustic une valeur péjorative, avec un sens empli de méfiance.

·         Un drôle de loustic : un drôle de type.

 

Une personne à approcher avec précaution !

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 1 juillet 2026

Un lazzi

 

Lazzi, terme emprunté au théâtre italien.

Lazzi est le pluriel de lazzo : jeux de scène comiques (1660).

 

Lazzi est entré dans notre langage comme terme de la commedia dell’arte, désignant des plaisanteries bouffonnes, des moqueries.

 

Le français permet : un lazzi et son pluriel en des lazzis.

 


Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                            Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

lundi 29 juin 2026

Yéti - À la conquête de l’Everest

 

L’Everest fait partie d‘une chaîne montagneuse s’étendant sur 2 400 kms de long et sur 250 à 400 kms de large : la chaîne de l’Himalaya.

L’Himalaya (demeure des neiges), ensemble comprenant les chaînes du Karakoram, de l’Hindou Kouch et du Pamir, englobant huit pays et peuplé de 140 millions d’habitants.

Dix des sommets de l’Himalaya dépassent les 8 000 mètres d’altitude. L’Everest culmine à  8 848 mètres.

 



L’histoire de cette région est riche en traditions diverses.

Les sommets enneigés ont fait rêver de tout temps et encore aujourd'hui.

 

Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, des alpinistes ont essayé de gravir les sommets..... jusqu’au plus haut.





mercredi 24 juin 2026

Une guibolle

  

Guibolle est l’altération de guibonne désignant la jambe (1836).

Guibonne est un mot dérivé du normand guibon (vers 1850) désignant la cuisse.

 

Guibon découle du verbe giber : secouer bras et jambes.

En 1300, regiber pour remuer, devint plus tard regimber.

 

Tout cela pour en venir à :

Guibolle, mot familier désignant la jambe.

Et bien sûr à :

Tout le monde connaît cette locution du début du XXe siècle :

·         En avoir plein les guibolles

Qui se traduit par :

·         Être fatigué d’avoir longtemps marché.

Il y a aussi :

·         En avoir plein les pattes.

Ce qui revient au même.

 

Avec cette chaleur, les jambes semblent plus lourdes ; on peut affirmer, alors, en « avoir plein les pattes » !

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 18 juin 2026

Le Toit du Monde

 

Et alors, que pensez-vous de l’existence du Yéti ?


Sa légende remonterait au milieu du XXème siècle et pour être plus précis, en 1951 lors d’une expédition sur les versants de l’Everest.

Un alpiniste britannique, Eric Shopton, et ses compagnons d’aventure découvrirent, à 5 000 mètres d’altitude, d’étranges traces, qu’ils identifièrent comme des empreintes de pas : longues comme celles d’un homme de grande taille, mais plus larges.

Au bord des crevasses, quelques traces de griffes.

Un homme ? Un ours ?

Le mystère ne fut pas résolu.

 

Les habitants vivant dans les villages, au pied de cette montagne, parlaient de cette légende ancestrale d’esprits de la montagne et d’un homme des neiges[1], sans toutefois les craindre.

Il suffisait tout simplement de ne pas les tourmenter.

Sage recommandation !

 


Je vous invite à découvrir l’histoire de la conquête des sommets de l’Himalaya, le toit du monde.

Une histoire qui commença au milieu du XIXème siècle.

Aujourd’hui, le site est devenu très touristique....

 

Soyez au rendez-vous la semaine prochaine !



[1] L’appellation d’abominable homme des neiges vient des Occidentaux. Les Tibétains le nommait Miqueu. 

mardi 16 juin 2026

Hâbler

 

Hâbler : Verbe attesté depuis 1542, emprunté à l’espagnol :


·         Hablar : parler

Provenant lui-même de l’italien :

·         Fabulari : parler – raconter.

·         Fabula : conversation, puis récit, fable.

 

Hâbler prend rapidement - vers 1575 – le sens de parler avec forfanterie.

 

Un hâbleur est un « beau parleur »....

 

Quelques dérivés :

·         Une hâblerie (1628).

·         Hâbleur (euse) adjectif – 1555.

 

L’écrivain Céline employa le nom et adjectif : hâblard (arde) dans un de ses écrits en 1932.

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                                                                         « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

jeudi 11 juin 2026

Chaque pays avait son « enfant sauvage ».

 

L’Histoire compte de nombreux enfants découverts dans des forêts.


Abandonnés, car souvent « différents », mais aussi en raison de l’impossibilité de s’en occuper. Dans ce dernier cas, ils étaient livrés à la providence de Dame Nature.

 

On trouve ainsi :

  • ·         Une fille sauvage capturée en 1767, en Basse-Hongrie. Son corps recouvert de poils  était robuste.

Elle vivait à l’abri d’une tanière d’où il fut difficile de l’en extirper.

Elle fut conduite à l’hôpital de Karpfen. Cette fille – dont l’âge ne fut pas noté – refusa de manger des aliments cuits, n’acceptant que de la viande crue et l’écorce de différents arbres.

Comment avait-elle pu survivre dans le milieu hostile d’une forêt dense habitée par des loups et des ours ?

  • ·         Une fille-truie, découverte dans la région de Salzbourg, en Autriche. Elle n’avait connu que la porcherie où elle vivait depuis sa naissance, rejetée de tous. Pourquoi ?

Elle ne parla jamais, poussant les mêmes cris que les porcs.

  •  ·         Un enfant-porc non loin d’Overdyke, sans plus de renseignements que celui précisant qu’il avait une préférence alimentaire : la salade.
  • ·         Un enfant-loup, trouvé en 1544, dans la forêt de Hardt, en Bavière. Il avait environ douze ans lors de sa capture.
  • ·         Un autre découvert en Hesse, au milieu d’une meute, également. Cet enfant aurait été enlevé par les loups alors qu’il avait trois ans. Prenant exemple sur sa « famille d’accueil », il marchait à quatre pattes. Il faisait partie de cette communauté qui lui prêtait la même attention qu’aux autres louveteaux. Après avoir quitté la forêt, revenu au pays des hommes, de nouveau civilisé, il aurait manifesté le désir de retourner vers les loups, préférant leur présence à celle des hommes.

Les deux derniers cas d’enfants-loups ne furent pas les seuls. Ce fut en Inde qu’il en fut découvert le plus, par dizaines selon les documents que j’ai parcourus.




Kippling a raconté l’histoire de Mowgli, mais était-ce une histoire inventée ou un récit authentique, suite à la découverte d’un garçonnet élevé par une louve ?

Enfants-loups, n’y en avait-il pas eu avant ? Vous souvenez-vous des jumeaux Rémus et Romulus ?

 

Une légende ne part-elle pas, pour beaucoup d’entre elles, d’un fait réel dont l’imagination populaire s’est emparée et qu’elle a enjolivé ?

 

Nous poursuivrons ce débat dans un prochain écrit.