Jean François Louis Damien Benoist naquit en septembre 1797 à Villamblain dans le Loiret. Il épousa une jeune fille, Marie Françoise Magdeleine Bellenoue, née à Péronville en novembre 1794.
La future travaillait à Epieds dans l’Eure, comme servante domestique.
Les noces furent célébrées le 3 juillet 1821 à Péronville où les jeunes époux vinrent s’installer.
À cette époque, l’ouvrage ne manquait pas, il fallait des bras pour les travaux des champs.
Le foyer Benoist accueillit son premier enfant neuf mois plus tard, le 30 avril 1822. Ce fut une fille, baptisée, Prudence Eugénie.
Arrivèrent ensuite :
· Magloire désiré, le 29 février 1824.
· François Honoré, le 1er avril 1826.
· Victoire Honorine Clémence, la 1er octobre 1829.
· Et enfin, Désirée Armandine Adolphine, le 27 janvier 1834.
En sa qualité de dernière-née, Adolphine restait auprès de sa maman, tandis que les plus grands participaient déjà aux diverses tâches domestiques et agricoles.
Toutefois, comme dans beaucoup de foyers, deux enfants quittèrent ce monde.
La petite Prudence Eugénie décéda le 5 novembre 1823. Elle n’avait que sept mois. Puis ce fut Magloire désiré, âgé de dix ans, le 1er septembre 1836.
Malgré le chagrin, il fallait avancer. C’était ainsi.
Mais le pire, fut le jour où Marie Françoise Magdeleine tomba malade et rejoignit dans le petit cimetière de Péronville, ses deux enfants déjà disparus.
Le 4 février 1839, Jean François Louis Damien Benoist devint veuf, avec à charge trois enfants dont la dernière, Alphonsine, venait de prendre cinq ans.
Victorine Honorine Clémence, l’aînée des enfants encore en vie n’ayant pas encore dix, il était difficile de lui imposer le fardeau de remplacer la mère de famille. Elle était courageuse, Victorine, mais le travail était démesuré pour ses frêles épaules.
Dans cette première moitié du XIXème siècle, un veuf avec enfants n’avait d’autres choix que de trouver rapidement une « remplaçante ». Une jeune veuve avec enfants également ou une célibataire n’ayant jamais trouvé de prétendant.
Il y avait, dans les villages, des « marieuses ». C’était à elles que revenait la lourde mission de dégotter la « perle rare ». Ce n’était pas toujours aisé et il fallait souvent négocier.
Parfois, les marieuses ne s’avéraient pas nécessaires, il y avait toujours une cousine éloignée qui, après le décès de la maman, venait au foyer pour aider et prendre soin des petits. Bien évidemment, cette situation faisait jaser... ne laissant qu’une seule issue, le mariage.
Qu’en fut-il pour Jean François Louis Damien Benoist ?
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