mardi 31 mars 2026

Le gibet

  

Gibet, nom masculin, viendrait du francisque gibb (vers 1155) désignant un bâton fourchu.



En anglais, on trouve le mot gib : bâton recourbé.

En bavarois, gippel : branche fourchue.

 

Un gibet :

·         À l’origine, un bâton servant d’arme.

·         Début du XIIe siècle, la potence où étaient exécutés les condamnés par pendaison.

·         Depuis 1690, un lieu de supplice.

 

Le gibet consistait en une construction massive composée d’une plateforme sur laquelle se dressaient des piliers entre lesquels des poutres de traverse auxquelles les suppliciés étaient pendus.

 

 



Le gibet le plus connu et resté dans les mémoires est le « gibet de Montfaucon » à Paris.

Situé sur la butte Montfaucon, proche de l’actuelle place du Colonel Fabien, ce site accueillait les pendaisons ordonnées sous la juridiction royale entre le XIème et XVIIIème siècles. Les dépouilles pendues, parfois démembrées ou décapitées, étaient ensuite exposées aux vents et aux corbeaux.

 

Le gibet de Montfaucon pouvait exposer environ 50 pendus, bien en vue, jusqu’à quelques lieues à la ronde.

 


Montfaucon, devenu trop petit, il fut construit, en 1328, un second site de pendaison à proximité, le gibet de Montigny en 1328, situé au niveau de l’actuelle rue des Récollets.

Abandonnés peu à peu à partir du XVIIème siècle, les deux gibets furent détruits au XVIIIème siècle.

 

Des lieux sinistres qui étaient évités par les passants ou que ceux-ci traversaient le regard au sol.

 

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

                   « Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

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