Gibet, nom masculin, viendrait du francisque gibb (vers 1155) désignant un bâton fourchu.
En anglais, on trouve le mot gib :
bâton recourbé.
En bavarois, gippel :
branche fourchue.
Un gibet :
·
À l’origine, un bâton servant d’arme.
·
Début du XIIe siècle, la potence où étaient
exécutés les condamnés par pendaison.
·
Depuis 1690, un lieu de supplice.
Le gibet consistait en une construction massive composée d’une
plateforme sur laquelle se dressaient des piliers entre lesquels des poutres de
traverse auxquelles les suppliciés étaient pendus.
Le gibet le plus connu et resté dans les mémoires est le « gibet
de Montfaucon » à Paris.
Situé sur la butte Montfaucon, proche de l’actuelle place du
Colonel Fabien, ce site accueillait les pendaisons ordonnées sous la
juridiction royale entre le XIème et XVIIIème siècles.
Les dépouilles pendues, parfois démembrées ou décapitées, étaient ensuite
exposées aux vents et aux corbeaux.
Le gibet de Montfaucon pouvait exposer environ 50 pendus, bien en
vue, jusqu’à quelques lieues à la ronde.
Montfaucon, devenu trop petit, il fut construit, en
1328, un second site de pendaison à proximité, le gibet de Montigny en 1328,
situé au niveau de l’actuelle rue des Récollets.
Abandonnés peu à peu à partir du XVIIème siècle,
les deux gibets furent détruits au XVIIIème siècle.
Des lieux sinistres qui étaient évités par les passants ou que
ceux-ci traversaient le regard au sol.
Pour
cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire
historique de la langue française » Le Robert
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