Gisquette, mot d’argot apparu en 1925, désignant une jeune fille de mauvaises mœurs.
Victor Hugo donna à l’un de ses
personnages secondaires, le nom de Gisquette la Gencienne. (Notre-Dame de Paris
– 1831).
Quelle est l’origine de ce
mot ?
Peut-être en raison des
réglementations sur l’hygiène et la salubrité publique imposées par un préfet
de police du nom d’Henri Joseph Gisquet qui imposa aux prostituées de se
déclarer en préfecture et ainsi d’obtenir une carte permettant un suivi sanitaire....
Henri Joseph Gisquet est
un banquier, industriel, haut fonctionnaire et homme politique français, né le 14 juillet
1792 à Vezin (Meurthe-et-Moselle) et
décédé le 23 janvier 1866 à Paris.
Il fut
également Préfet de Police de Paris de
1832 à 1836, dans une période marquée par une forte agitation politique et
sociale, puis siégea à la Chambre des députés de 1837 à 1839. Il fut une
figure marquante de la monarchie de Juillet.
Peu probable toutefois, les dates
ne correspondant pas.
Une autre hypothèse :
Le terme viendrait de la
déformation de frisquette :
jeune fille vive.
De
frisque ou frique (XIIème
siècle) : pimpant.
Lui-même provenant du francisque : frik.
Cette dernière origine me conviendrait parfaitement.
Le temps passe, les mots changent de sens et voilà que le mot gisquette fut employé pour :
·
Une maîtresse
(1928).
·
Une jeune femme (1945)
Gisquette sonne bien. Un mot tout à fait charmant !
Pour
cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire
historique de la langue française » Le Robert
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