vendredi 10 mars 2023

L’aubergiste de Sotteville-lès-Rouen - Troisième partie : Les Alavoine

 



Un beau parleur.

Voilà ce que chacun disait de lui, mais on le qualifiait également de paresseux ou tire-au-flanc.

Élisa Désirée ne voulait pas prêter l’oreille aux racontars des uns et des autres, pensant à juste titre, sans doute, que ce n’était que des racontars.

 

Elle n’avait voulu voir, cette jeune fille, que des yeux couleur châtaigne qui riaient lorsqu’ils la regardaient, une fossette au menton qui le différenciait des autres, une cicatrice au-dessus de l’oreille gauche qui lui donnait un air de baroudeur et les tatouages sur ses bras.

Lui, c’était Félix Joseph, le garçon qui lui avait fait chavirer le cœur.

Et Élisa Désirée, amoureuse au plus haut point, n’avait pris en compte aucun des avertissements sur les mauvais côtés de l’élu de son cœur. Non, rien ne pouvait la détourner de lui.

 

Il avait donc bien manœuvré, Félix Joseph pour attirer la jeune fille. Des compliments, des petits cadeaux, des promenades innocentes main dans la main et quelques baisers volés.

 

Toutes ces attentions, elle le savait, n’étaient que pour elle et aucune autre.

 

Alors, la douce jeune fille avait succombé au charme du jeune homme, bien au-delà de ce qu’elle aurait dû.

Quelle imprudence !

Pourtant, elle avait été mise en garde : beau parleur, cavaleur....

« Mais, se disait-elle, s’il a eu de nombreuses conquêtes, je serai la dernière, celle de toute sa vie ! »

 

Les deux jeunes gens, Élisa Désirée et Félix Joseph, travaillaient dans une des nombreuses fabriques de draps de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, commune où ils demeuraient également.

Félix Joseph louait un petit meublé, rue du Diguet.

Élisa Désirée demeurait chez ses parents, rue de la Gazouillère.

Deux rues qui n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre[1].

 

En août 1872, la jeune fille, tout juste âgée de dix-neuf ans se retrouva enceinte.

Pas prévue, cette situation pour Félix Joseph qui en prit ombrage. Il ne se voyait pas en père de famille, mais alors, pas du tout.

Élisa Désirée qui pensait que cette nouvelle allait enchanter le futur père, s’aperçut très vite que ce dernier avait des tendances à se défiler.

Les relations entre les amoureux se dégradèrent, d’autant plus que le jeune homme rejetait la faute de cette grossesse non-désirée sur sa presque fiancée.

 

Le temps passa et il fallut bien trouver une solution.

Et celle-ci fut le passage devant Monsieur le Maire.

 

En ce 15 février 1873, la mariée, Élisa Désirée Picard[2], arborait un ventre bien rebondi. Le marié, Félix Joseph Alavoine[3], arrosa un peu trop l’événement. Peut-être histoire d’oublier qu’il se mariait !

 

Présents à cette cérémonie, le père du marié, Alexandre Félix Alavoine[4], seul, puisque veuf depuis déjà plusieurs années, et les parents de la jeune fille[5].

Quant aux témoins, ils faisaient tous partie de la famille d’Élisa Désirée Picard :

·         Benoni Alfred Carbonnier : oncle du côté maternel.

·         Louis Eugène, Eleonor Noël et Benoni Constant Picard : les trois frères de la mariée.

 

Un peu plus de deux mois après le mariage de ses parents, Ernest Félix vint au monde au domicile paternel, rue du Diguet, le 22 avril 1873.

 

La jeune maman reprit le chemin de la fabrique, car il n’était pas question de se passer de son salaire.

La vie au foyer n’était pas des plus heureuses. Félix Joseph se montrait jaloux et violent. Et surtout, il n’avait pas abandonné ses habitudes de garçon, fréquentant assidûment les estaminets et revenant au foyer très éméché. Bien sûr, Élisa Désirée n’osait rien dire pour ne pas attiser la colère de son époux. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour subvenir aux frais du ménage, surtout lorsque le salaire passait, en partie, dans la boisson.

 

Quand une nouvelle grossesse s’annonça, la pauvre jeune femme fut effondrée.

Une bouche de plus à nourrir !


Et en plus, le logement devenu trop petit pour accueillir le nouveau bébé, le ménage dut quitter Saint-Pierre-lès-Elbeuf pour s’installer de l’autre côté de la Seine à Caudebec-lès-Elbeuf, rue de la Chaussée.

Pour éviter de faire de trop longs trajets, Élisa Désirée et Félix Joseph trouvèrent à embaucher dans une manufacture d’Elbeuf-sur-Seine.

Ce fut à cet endroit qu’Elise Albertine poussa son premier cri, le 12 juin 1875.

 



Élisa Désirée se donnait beaucoup de mal pour tenir son ménage, mais malgré tous ses efforts, ce n’était jamais assez bien pour son époux qui s’absentait de plus en plus pour aller boire.

Fatiguée, à la limite de l’épuisement, la jeune femme n’en pouvait plus.

 

Quand en mai 1876, elle comprit qu’une nouvelle naissance s’annonçait, elle fut anéantie. Avec un troisième enfant, elle ne pourrait plus travailler.

Que faire ?

La grossesse fut des plus difficiles. Nausées. Fatigues. Malaises.

Quand le moment de la délivrance arriva, Élisa Désirée n’avait plus aucune force.

Elle regarda, le cœur serré,  la petite fille à qui elle venait de donner la vie. Une petite chose fragile. Cette naissance en ce milieu de janvier 1877[6] n’apporterait pas au bébé la chaleur nécessaire.

La maman avait pris sa petite Marceline contre elle afin de lui donner un peu de sa chaleur. Elle se demandait si elle aurait suffisamment de forces pour assumer ce nouvel enfant, elle déjà si lasse.

 

Élisa Désirée avait bien raison d’avoir peur. Son état déclina de plus en plus.

Élise Désirée décéda cinq jours après la venue au mondez de sa petite fille, le 20 janvier 1877.

 

Félix Joseph se retrouva seul, avec trois petits en bas âge.

Réalisa-t-il, à ce moment, l’importance d’une femme dans un foyer, de sa femme dans son foyer ?

 

 



[1] Les deux rues se situaient à l’entrée de la commune de Saint-Pierre-lès-Elbeuf en arrivant par la route de Louviers.

[2] Élisa Désirée Picard, née le 3 juillet 1853 à Pont-de-L’arche

[3] Félix Joseph Alavoine, né le 18 septembre 1846 à Elbeuf-sur-Seine.

[4] Son épouse, Clotilde Aglaé Quesney, était décédée le 22 septembre 1869 à Rouen.

[5]  Les parents de la mariée : Eugène Désiré Picard et Louise Félicité Carbonnier.

[6] Marceline Eugénie Alavoine naquit le 15 janvier 1877.

jeudi 9 mars 2023

Avez-vous déjà joué à la marelle ?

 

 Marelle : nom féminin, en usage avant 1100

 

Ce mot vient de merel ou marel, désignant un palet, un jeton, une pièce de monnaie.

Dans ce mot, le radical marr, est particulièrement répandu en Italie.

·         Marr : pierre, caillou.

 

A l’origine, la marelle nommait un jeton ou un pion servant à jouer.

Puis, il finit, aux XIIIème et XIVème siècles, par donner son nom aux jeux consistant à pousser des pions sur des carrés.

Depuis 1677, il désigne, en particulier, ce jeu d’enfant où l’on se déplace en sautant de case en case sur une figure tracée sur le sol.

Vers 1864, le tracé prit  également  le nom de marelle.

 

Les cours de récréation ont toutes, ou presque, une marelle peinte sur leur sol et les petits écoliers sautent toujours, et cela depuis des siècles, sur les cases après y avoir lancé la marelle, représentée par un caillou plat de préférence.

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 1 mars 2023

Un pépin dans le parapluie......

 




Pépin est un mot argotique apparu vers 1847, mais d’origine obscure.

Plusieurs hypothèses toutefois.

 

Ce mot viendrait du nom de l’un des personnages du vaudeville « Romainville ou la promenade du dimanche », créé au théâtre des variétés en 1807.

Dans cette comédie, le personnage principal, Monsieur Pépin, entre en scène avec un énorme parapluie.



 

« Romainville, ou la promenade du dimanche », un vaudeville grivois poissard et villageois, en un acte, comme annoncé sur la couverture du livret, mais qui n’est en fait qu’une farce bien plaisante. Ecrit par  Charles-Augustin Bassompierre du Sewrin (9 octobre 1771 à Metz – 22 avril 1853 à Paris. Auteur dramatique et goguettier. Librettiste de Boieldieu, Chérubini....), il fut créé, au Théâtre des Variétés, Boulevard Montmartre, à Paris, le 30 Novembre 1807.

Qui était le personnage principal de cette pièce de théâtre, Monsieur Pépin ?

Un personnage très caricaturé, ce M. Pépin.

Une tournure et un costume ridicule. Un caractère faible devant son épouse, une maîtresse femme, à qui il n’ose s’opposer. Ce couple, un tantinet en marge, a un enfant, un fils, Coco Pépin qui, lui, ne se déplace qu’avec, dans les bras, un énorme Polichinelle.

Des situations de la vie quotidienne qui tournent en ridicule.....

 

 

Il se pourrait également que ce mot vienne de l’un des accusés du procès Fieschi, en 1836, mais aucun parapluie dans la salle d’audience.

 

 

Le 28 juillet 1835, le roi Louis-Philippe, accompagné de ses trois fils, passant en revue la garde nationale, fut victime d’un attentat.

Si cet attentat fit dix-huit morts et vingt-deux blessés, le roi ne fut pas atteint.

 

Les auteurs de cet acte furent très vite arrêtés. Il s’agissait de  Guiseppe Marco Fieschi,  Théodore Pépin, Pierre Morey et un nommé Boirreau.

Emprisonnés plusieurs mois à la Conciergerie avant d’être transférés à la prison du Luxembourg, leur procès dura du 30 janvier au 15 février 1836. Procès qui s’acheva par  les condamnations suivantes :

·         Fieschi, Morey et Pépin : la peine de mort.

·         Boirreau : vingt ans de détention.

 

La sentence fut exécutée le 19 février 1836 à Paris, devant environ 25 000 spectateurs. 

 

Pépin désigne donc un parapluie, celui certainement de Monsieur Pépin, celui du théâtre.

Un pépin qui fut également nommé pébroque ou pébroc, en 1907.

Un pébroque ?

Ce mot argotique qui désignait aussi un alibi, un prétexte, enfin quelque chose qui protège, tout comme un parapluie qui, lui, protège de la pluie.

 

Un  pépin est également le mot désignant un ennui, un problème et parfois un peu plus... si on pense à la fin tragique de Théodore Pépin, un des complices de Fieschi, qui a, assurément, eu un gros pépin, puisque suite à son jugement, il a été guillotiné.

 

Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

L’aubergiste de Sotteville-lès-Rouen - Deuxième partie : Les Bénard

 

 

Il avait emménagé sur la rive gauche de la Seine, dans le quartier Saint-Clément, au 80 rue des Brouettes à Rouen, dans une petite chambre meublée sous les toits. Il y faisait bien froid l’hiver et l’été, l’air y était étouffant.

Peu lui importait, il avait un toit au-dessus de la tête, après les journées harassantes dans la manufacture, dans le bruit infernal des métiers à tisser.

Et puis, le loyer était modeste, ce qui lui permettait d’économiser sur son salaire.

Economiser ? Ce n’était pas vraiment le mot, puisque cette somme, rognée sur le prix de son logement, il la remettait à sa mère afin que celle-ci, veuve depuis peu puisse vivre plus décemment. Elle travaillait pourtant sa mère, mais le taux de sa journée de travail, en sa qualité d’ouvrière était nettement inférieur à celui d’un homme, pour le même emploi.

Et il ne fallait surtout pas rechigner.

« Pas contente ? La porte, tu la vois ? Alors va voir ailleurs ! »

Et ailleurs, c’était le même traitement pour les femmes.

 

Athanase Victor Bénard était heureux de son sort.

Un toit au-dessus de la tête.

Un emploi comme tisserand dans une manufacture.

Et surtout, au rez-de-chaussée de la maison du 80 rue des Brouettes, vivait la famille Sénéchal dont la fille lui avait, il fallait bien le dire, tourneboulé la tête.

Cette jeune fille, répondant au prénom d’Émilie Adélaïde, ne semblait pas, d’ailleurs, indifférente à sa personne.

 

Très rapidement, travaillant au même lieu, ils avaient pris l’habitude de faire route ensemble.

Au tout début, le parcours n’était accompagné que par un échange de banalités.

« Fait beau, c’ matin ! »

« L’ temps change, ça sent l’automne qu’arrive ! »

Le temps, premier sujet de conversation quand la timidité l’emporte, quand on ne veut pas poser de questions trop personnelles qui pourraient passer pour de l’indiscrétion.

Athanas Victor se montrait prudent pour ne pas effaroucher la jeune fille et garder, ainsi, la possibilité de passer un peu de temps avec elle.


 

Petit à petit, ils en vinrent à parler de leur emploi, des événements qui se passaient dans le quartier, des fêtes à venir et enfin, d’eux. Une grande avancée qui avait tout de même pris plusieurs semaines.

 

Du trajet quotidien, Athanase Victor proposa à Émilie Adélaïde, une promenade un dimanche après-midi.

Leurs pas les menèrent sur les promenades le long des quais de la Seine, puis un autre dimanche, ils allèrent à Bonsecours où ils admirèrent les méandres du fleuve Seine et la ville de Rouen hérissée de ses multiples clochers.


Un magnifique panorama, d’autant plus que ce dimanche-là, le ciel était dégagé.

 

Ce fut ainsi que peu à peu, le jeune homme s’enhardit à prendre la main d’Émilie qui ne lui refusa pas, puis ce fut un premier baiser, timide, emprunté. Athanase ne voulait pas aller trop vite pour ne pas effaroucher Emilie qui ne le fut pas du tout, d’ailleurs.... et puis, il y eut des promesses et des engagements.

 

Les parents Sénéchal acceptèrent de recevoir ce garçon que leur fille appelait déjà « son fiancé ».

Pour se rendre chez les Sénéchal, Athanase n’eut que l’escalier à descendre.

Après avoir discuté un peu, bu un verre, Athanase fit sa demande en mariage en bonne et due forme au père, comme le voulait la tradition.

 

Les jeunes gens, officiellement fiancés, se rendirent à Sotteville-lès-Rouen, faire une visite à Madame veuve Bénard, la mère d’Athanase, pour lui annoncer leur futur mariage.

 

Ce fut le 7 avril 1856, à Rouen, que les deux amoureux, Émilie Adélaïde Sénéchal et Athanase Victor Bénard convolèrent en justes noces. Familles et amis, rassemblés autour du jeune couple prodiguaient vœux de bonheur et félicité.

Mais leur vie ne pouvait être que des meilleures car ils s’aimaient !

 

Le couple, ne pouvant vivre dans la chambre meublée de célibataire d’Athanase, trop exiguë, emménagea à Sotteville-lès-Rouen, au numéro 31 de la rue du Nouveau Monde.

 

Ce fut en ce lieu que naquit, le 24 août 1957, leur premier-né, un garçon, qui fut prénommé, Athanase Bernard.

La maman reprit son travail aussitôt la naissance.

 

Il leur fallut attendre plus de sept années, pour qu’arriva dans leur foyer, le 18 novembre 1864, une petite fille, Ernestine Palmire.

 

Deux petits !!

La maison n’était plus assez spacieuse.

Voilà pourquoi, il fut décidé d’emménager dans un autre lieu, tout proche d’ailleurs, puisqu’il se situait au numéro 33 de la même rue. En fait, juste à côté, dans  la même cour.

 

Ce fut dans ce nouveau logement que Louis Alexandre poussa son premier cri, le 2 juin 1866[1].


 

Était-ce en raison d’un emploi plus lucratif que la famille quitta Sotteville-lès-Rouen pour s’installer à Darnétal, au numéro 7 de la rue Pavée[2] ?

 

Sans doute.

À cette époque, le travail ne manquait pas et même s’il fallait faire valider son livret d’ouvrier par son patron pour embaucher ailleurs, cette formalité n’était pas un obstacle pour changer d’emploi.

 

N’était-ce pas aussi en raison du décès de la mère d’Athanase, survenu le  5 avril 1870[3] ?

 

Le séjour dans la rue Pavée ne fut qu’une succession de malheurs.

Joséphine Blanche y naquit le 26 juillet 1870 et y décéda le 30 août suivant.

Prosper Augustin y vit le jour le 2 novembre 1871 et fut inhumé le 26 décembre de la même année.

 

Après ces deux deuils, le couple Bénard quitta Darnétal et emménagea, rue Hoche[4] à Sotteville-lès-Rouen. À cette adresse, tous deux tenaient une épicerie-débit-de-boisson et accueillaient aussi quelques pensionnaires.

 

Un couple sans histoire.

Un couple qui se soutenait dans les moments difficiles.

Un couple qui avait toujours travaillé et avait mis quelques pécules de côté.



[1] Le recensement de Sotteville-lès-Rouen, année 1866, note :

·         Bénard Athanase – encolleur – 36 ans – chef de ménage.

·         Sénéchal Emilie Adélaïde Antoinette – épouse – 31 ans.

·         Bénard Athanase – fils – 9 ans.

·         Bénard Olympe ( ?) Ernestine – fille 20 mois.

·         Louis Alexandre – fils – 3 semaines.

Ce qui fait penser que le recensement avait eu lieu fin juin 1866.

[2]  La rue Pavée à Darnétal porte aujourd’hui le nom de : rue Pierre Lefebvre. Au moment de l’arrivée des Bénard, il existait dans cette rue une filature de coton appartenant aux sieurs Turgis-frères. Cette filature fut rachetée dans les années 1880 par M. Boulouze et devint une manufacture de tissage de coton.

Je suppose que le couple Bénard travailla dans cette filature, car à cette époque, Emilie était bobineuse.

[3] Virginie Mauger, veuve Bénard, est décédée le 5 avril 1870 en son domicile de Sotteville-Lès-Rouen, rue des Capucins. Elle était âgée de soixante-neuf ans.

[4] La rue Hoche à Sotteville-Lès-Rouen est parallèle à la rue Pierre Corneille et aboutit à ses extrémités : rue Hyacinthe Vincent et rue Gustave Fouache.