mercredi 20 septembre 2023

Un crime des plus horribles - Chapitre 8 – Le jugement

 

Le procès d’Alphonse Caillard, ouvrier de filature, auteur des crimes de Nassandres en mars 1898, eut lieu le vendredi 8 juillet 1898, à la Cour d’assises de l’Eure.

Ce jour-là, les abords du palais de justice furent envahis dès le matin par une foule de curieux.

Le service d’ordre était assuré par un piquet du 28ème régiment d’infanterie, renforcé par des gendarmes[1].

Dans la salle d’audience, la tribune du fond, occupée essentiellement par des dames, était comble.

L’audience fut ouverte à 11 heures.

·         Président : Monsieur Lecaisne, Conseiller à la Cour de Rouen

·         Ministère public représenté par Monsieur le Procureur général Rack.

·     



La défense de Caillard était assurée par Maître Cobrat du Barreau de Paris, secrétaire de Maître Poincaré.

 

Dans le box des accusés, Alphonse Caillard, court et banal, vêtu d’un complet de drap foncé, figure longue, regard sombre, traits durs, taille moyenne, cheveux noirs coupés ras, fine moustache noire[2],  semblait absent, comme étranger à tout ce qui se passait autour de lui.

 

 

Le Président commença par énoncer l’état civil, la jeunesse de délinquance, les antécédents judiciaires de l’accusé avant d’en venir aux faits pour lesquels il comparaissait.

Il fit également mention des soupçons qui planaient sur le double meurtre d’Ouville-la-bien-Tournée pour lequel Caillard, soupçonné d’en être l’auteur, avait été acquitté faute de preuve.


 



Les faits qui amenaient Caillard devant ses juges étaient l’horrible assassinat à Nassandres de six personnes dont trois enfants. L’accusé avait d’ailleurs reconnu en être responsable lors de son arrestation en mars 1898 par le gendarme Mariette.








Revenait, à présent, à la Justice de déterminer s’il y avait eu préméditation et si l’accusé pouvait bénéficier d’éventuelles circonstances atténuantes.

 

 

 

Quarante deux témoins devaient comparaître au cours du procès. Que des témoins à charge !

 

Parmi ceux-ci, vinrent déposer à la barre :

·         Le docteur Halbout qui avait procéder à l’autopsie des victimes

·         Monsieur Benestier qui venu faire quelques travaux de jardinage avait découvert les corps de la famille Leblond.

·         Jules Levieux, commis de l’armurerie de Lisieux dans laquelle l’accusé avait acheté les six cartouches. Ce jeune commis avait précisé que le client avait demandé « des cartouches efficaces et tirant loin ».

·         Monsieur Picard, l’armurier de Brionne, dont la vitrine avait été facturée et à qui il avait été dérobé dans la nuit du 27 mars, deux fusils de chasse Lefaucheux, une carabine Flobert et deux revolvers.

·         Monsieur Blot, cultivateur au Petit-Launay, à qui Caillard avait emprunté une brouette.

·         Le jeune commis de ferme de monsieur Blot, André Mesnil, qui avait accompagné Caillard jusqu’à la gare et avait reçu de sa part, pour sa peine, six sous.

·         L’employé des chemins de fer qui avait délivré un billet de train pour Lisieux.

·         Un ancien camarade d’atelier de l’accusé qui relata que ce dernier lui avait dit un jour : « Si je tenais un bonhomme ou une bonne femme entre mes mains, je lui retournerai la peau du ventre à l’envers pour avoir son magot ».

·         Louise Chevalier, maîtresse de Caillard, portant dans ses bras un jeune enfant[3], expliqua que son amant avait emprunté cinq francs à sa sœur chez qui elle vivait avec son enfant[4]. Ce jour-là, il était parti pour chercher du travail, mais elle n’avait pas connaissance du lieu où il se renbdait, ni de ses réelles intentions.

·         Marie Chevalier, sœur de Louise, qui confirma les dires de sa sœur aînée.

·         Un filateur du nom de Guillemin qui avait vu, le soir des meurtres, un individu rôder autour de la maison des Leblond.

·         Monsieur Douis, cordier, qui se rendant dans son herbage derrière le vieux Château de Brionne, avait aperçu un individu suspect près de sa grange dans laquelle il avait découvert un paquet ensanglanté.

·         Monsieur Levillain, Juge de paix de Brionne. Il avait trouvé une carabine abandonnée dans un fossé, non loin du lieu des crimes. Celle-ci fut, peu après, identifiée comme celle volée dans le magasin de monsieur Picard.

 

Et bien d’autres, mais aucun en la faveur d’Alphonse Caillard qui resta tout au long de ces témoignages muet et indifférent.

 

Le président prit alors la parole pour ajouter :

« Vous avez tué de sang-froid toutes ces personnes, allant jusqu’à une mise en scène macabre. N’avez-vous pas pris le temps après avoir égorgé la petite Jeanne de placer ses mains sur sa poitrine et de déposer sur celles-ci la clef de la porte de la maison ? »


 

Le Ministère public demanda pour cet homme reconnu vindicatif, querelleur, violent, calculateur, au passé judiciaire très lourd et qui ne montrait aucun regret, la peine capitale.

 

Maître Cobart, jeune et éloquent, défendit son client de son mieux, précisant :

« Mon client est malade, un examen médical s’impose[5], le crime n’est pas seulement atroce, abominable, il est encore d’une bêtise, d’une invraisemblance qui suffiraient à démontrer m’irresponsabilité et l’inconscience de celui qui l’a commis. »

 

À ce moment, Alphonse Caillard se mit à pleurer, demanda pardon et implora l’indulgence du Jury qui se retira pour délibérer.

 

 



[1] Information donnée par le journal « Gil-Blas », en date du 9 juillet 1898.

[2] Journal « l’express du Midi » en date du 9 juillet 1898.

[3] Il s’agissait sûrement d’Arthurine Alice Caillard, fille naturelle de Lucie Adèle Louise Chevalier, reconnue par son père Alphonse Caillard, née à Lisieux le 1er octobre 1897, au 7 rue d’Orival à Lisieux.

[4] Un logement de deux pièces, rue d’Orival à Lisieux, dans la maison nommée « maison Bourgoin, dont le loyer mensuel se montait à dix francs.

[5] Lors de son incarcération, un examen médical avait démontré que Caillard n’avait jamais donné de signes de folie, malgré quelques simulations auxquelles il se livrait régulièrement.

Un lampion.....

 


....... Celui du 14 juillet ou de toute autre fête !

 

De l’italien lampione = grosse lanterne.

 

Le lampion désigna, au cours des siècles divers types de lampes !

·         Lanterne de bateau (1510)

·         Grosse lampe (1510)

·         Godet rempli d’huile avec une mèche (1690)

·         Lanterne vénitienne en papier plié (1750)

 

Ces lampions pouvaient être fixes, attachés à des mas ou des cordes traversant des rues, ou mobiles suspendus à une perche portée par des personnes en procession.

 

Une expression « sur l’air des lampions » nomme un cri en trois syllabes, scandé sur une même note.

 

Un lampion était aussi le nom donné à un tricorne militaire en forme de lampe à huile.

 

Ces militaires, coiffés de lampions, défilaient-ils sur l’air des lampions en portant des lampions ?

Si quelques écrits racontent ce genre d’événement, je ne les ai pas encore découverts.

 



   Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 13 septembre 2023

Un crime des plus horribles - Chapitre 7 – Les aveux

 


C’était un des gendarmes de Lisieux qui avait arrêté Alphonse Caillard rue d’Orival, ce fut ce même gendarme qui le conduisit à la gendarmerie de cette ville où le prévenu fit des aveux. Il expliqua sa journée d’avant le crime, les crimes, pour ne pas dire le massacre. Il relata les événements, calmement, comme on conte une histoire.

Voilà[1].....

Il lui fallait, avait-il commencé, trouver de quoi subsister, lui et sa maîtresse, puisqu’on lui refusait l’ouvrage qui lui aurait permis de gagner de l’argent, et aussi et surtout, pour que la misère dans laquelle il vivait cesse.

Alors, il avait emprunté cinq francs à la sœur de sa compagne. Cette somme lui permit d’acheter des cartouches chez un armurier de Lisieux.

« Six cartouches à plomb, numéro 5, avait-il précisé au capitaine de gendarmerie.

—     Pourquoi ces cartouches, vous aviez déjà l’intention de tuer ?

—     C’était pour braconner.

—     Après, j’ai pris un billet de train pour Brionne.

—     Pourquoi Brionne ?

—     Je connaissais l’ coin et il y avait un bois, non loin.

—     Vous aviez des cartouches, mais pas d’armes ?

—     Bah non ! C’est bien pour ça  qu’ j’ai fracturé la vitrine de l’armurerie de Brionne. C’était facile, y avait pas de volet.

—     Vous avez pris deux fusils de chasse, une carabine et deux revolvers, lança le capitaine de gendarmerie. Un vrai arsenal ! Et tout cela pour chasser du gibier ? Et après ?

—     Après, j’ suis allé dans le bois de Beauficel. J’ai erré toute la journée. J’ réfléchissais.

—     À quoi donc ?

—     J’avais travaillé à la sucrerie et y avait une maison pas loin de l’entreprise, à quatre cents mètres environ, à la Rivière-Thibouville. Elle était isolée. Quand j’ travaillais là, les habitants avaient d’ l’argent, à c’ qu’on disait. J’ suis arrivé devant la maison vers huit heures et quart du soir.

—     Votre décision de tuer était prise ?

—     Non ! J’ voulais prendre l’argent.

—     Vous êtes entré comment dans la propriété ?

—     J’ ai fait plusieurs fois l’ tour et j’ai escaladé la haie du jardin où elle était la moins haute. J’ me suis dirigé vers la porte vitrée où y avait de la lumière. À travers le carreau d’ la porte, j’ai vu un homme assis devant une table. Il lisait l’ journal. Je l’ai visé à la tête. Raide mort du premier coup, alors j’suis entré dans la maison. Une femme est arrivée et j’ lai visé. Puis deux gamins attirés par le bruit que j’ai tiré comme des lapins......

 

Caillard s’arrêta un moment. Le capitaine de gendarmerie n’osait rien dire de peur d’interrompre cette confession. Le récit que faisait l’homme, face à lui, le choquait fortement et pourtant, il en avait vu et entendu dans sa carrière. Mais ce qui était horrible, c’était la manière dont Caillard parlait de ses crimes. Oui, il en parlait comme d’une bonne partie de chasse. À la limite de la gaudriole.... C’était abject !!

Mais le capitaine malgré son énorme malaise face à cet assassin ne dit rien, il attendait la suite. Et elle vint. 

«  Après ça, comme j’avais rien mangé d’puis la veille au soir, j’ai eu un p’tit creux. Comme y avait encore les restes du repas sur la table, j’ai cassé une petite croûte et j’ai bu un coup, tranquillement. C’est à c’ moment qu’une petite fille est apparue, alors comme je tenais encore le couteau à la main, l’ l’ai égorgée. J’étais tranquille à présent. Plus personne pour me déranger alors j’ai fouillé la maison. »

Le capitaine, malgré son calme apparent, serrait les dents et les poings. Il avait, à ce moment précis, une envie de tabasser Caillard.

« Tuer quatre personnes dont deux jeunes garçons et égorger une fillette, pensait-il en écoutant la confession de l’homme devant lui, et prendre le temps, devant les cinq cadavres encore chauds de boire et manger ! Cet homme est un monstre ou un fou !! »

Mais il prit sur lui et, pour relancer l’horrible révélation, il demanda :

«  Et vous avez retourné toute la maison ?

—     Oui, ouvert armoires et tiroirs dans toutes les pièces. Mais en arrivant dans la pièce du fond, j’ai vu une vieille femme couchée dans un lit. J’ai tiré à bout portant. Ensuite, j’ai continué à fouiller afin de récupérer l’argent.

 

Le capitaine de gendarmerie n’était pas là pour juger, mais pour recueillir les aveux. Il demanda simplement à la fin de cette confession :

« Pourquoi avoir fait ça ? Avoir tué toutes ces personnes, ces enfants ? »

À cela, Caillard répondit :

«Eh bien quoi ! C’était pour voler. Il faut bien vivre. J’avais besoin de voler pour vivre ! »

 

Le Capitaine de gendarmerie se leva, sortit de son bureau et demanda à un factionnaire debout dans le couloir :

« Amenez-le à la prison, pour y attendre le jour de son jugement. »

Et il sortit dehors. L’air lui manquait. En boucle, le récit de l’assassin lui revenait, apportant avec lui les images des corps ensanglantés.

 



[1] Les éléments du récit qui suit ont été trouvés dans divers articles de journaux dont : Le courrier de Metz – la Charente ....

J’en ai marre ! Nous n’en avons pas fini avec ce mot.

 Marre, adverbe qui s’orthographiait

·         En 1884 : maré

·         En 1896 : marre

 

Son origine ?

Il viendrait, probablement, du verbe marer ou se marer (forme pronominale) pour : s’ennuyer.

Un verbe dont découlent :

·         Un marrement               = chagrin, déplaisir (du XIème ou XIIIème siècle)

·         Un marrissement           = déplaisir (du XIIIème ou XVIème siècle)

·         Une marance              
  
= affliction – faute légère (entre 1200 et 1400)

 

Nous voilà dans l’ennui, la peine et le chagrin.

 

Aujourd’hui, marre est surtout employé dans l’expression «  en avoir marre ! », d’ailleurs, avant « d’en avoir marre », il était d’usage de dire :

·         « J’en ai maré ! » (1883) - avec une notion de dégoût.

·         « J’en ai mar ! » (1895) – je suis excédé !

Sans oublier l’exclamation extrême :

·         « Marre !! C’est marre !! » (1895).

 

Je stoppe là ce petit exposé, avant que vous en ayez marre de ma prose.

 

 

   Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

 

mercredi 6 septembre 2023

Un crime des plus horribles - Chapitre 6 – Acquitté et libre

 

Alphonse Caillard sortit libre du palais de justice.

Acquitté !

Acquitté, faute de preuves !

Difficile après ce nouveau passage devant la justice de trouver de l’embauche.

 

Que faire ?

Alphonse Caillard décida alors de se lancer dans le commerce, un commerce de harengs.

Pourquoi pas ?

Pour ce faire, il fit l’acquisition d’une voiture.

Hélas, très vite sa petite entreprise périclita rapidement.

Voilà encore une fois Alphonse Caillard sans emploi.

 

Direction Bernay où, peu de temps après, il fut à nouveau condamné à une peine d’emprisonnement, pour vol.

Sa peine purgée, Caillard prit la décision de retourner à Lisieux, car dans cette ville, vivait sa maîtresse, Louise Chevalier[1].

C’était en réalité un tout petit logement dans un immeuble de la rue d’Orival[2] occupé initialement par sa jeune sœur, Marie[3], qui en acquittait le loyer.

En effet, Louise sans emploi en raison d’une grossesse y avait trouvé refuge.

Ce fut donc dans la rue d’Orival à Lisieux, où il avait déjà séjourné un temps, qu’Alphonse Caillard débarqua après une longue absence.

À peine installé chez les deux sœurs, Caillard tomba malade. Pendant treize jours, il dut rester alité. Treize jours au cours desquels les disputes éclataient de plus en plus souvent entre les deux sœurs.

Un seul salaire pour trois adultes et une petite fille, Arthurine Alice[4], qui n’avait pas encore un an.

Un maigre salaire de fileuse pour subvenir aux besoins de quatre personnes.

« I’ peut pas travailler, lui ? lançait Marie, en désignant du menton l’amant endormi de sa sœur.

–    Tu vois bien qu’il est malade, répondait Louise, essayant de défendre du mieux qu’elle pouvait son homme.

–        Malade ! Sa maladie a bon dos ! J’ vas pas m’échiner pour l’ nourrir, c’lui-là !

 

Enfin, après treize jours, la guérison arriva.

Pas trop tôt !

 

Le 26 mars 1898, ragaillardi, le malade guéri lança :

« Cette misère ne peut plus durer ! J’ vas chercher du travail !

–        Pas trop tôt ! pensa Marie Chevalier, heureuse également de voir déguerpir un temps cet homme qui envahissait un peu trop son logis et qu’elle devait nourrir.

–        Oui.... mais..... poursuivit Caillard, feignant l’embarras, c’est que......

–        Que quoi ? lança Marie exaspérée.

–        C’est qu’i’ faudrait au moins cinq francs pour prendre le train et ......

–        Bah voyons ! Et comment qu’on va vivre nous, hein ?

–        J’ te rembourserai avec ma première paye.

–        J’y compte bien ! rétorqua Marie en sortant, à contre-cœur, l’argent demandé d’une petite boite en fer placée au-dessus de la cheminée.

 


L’homme quitta la rue d’Orival en quête d’un emploi, en réalité comme nous le savons déjà, ses pas le menèrent au hameau de la Rivière-Thibouville, au domicile des Leblond.

 

Ce fut à l’adresse de la rue d’Orival à Lisieux que le 28 mars, Alphonse Caillard fut interpellé par les forces de l’ordre.

Il se laissa  arrêter sans contester et passa immédiatement aux aveux.



[1] Lucie Adèle Louise Chevalier. Aucune autre information la concernant, sauf qu’elle avait environ 22 ans en 1898.

[2] A Lisieux existait une rue d’Orival et une impasse d’Orival. Dans ces deux voies, aucun logement au nom de Chevalier  en 1891 et  1896, une hypothèse, les deux sœurs avaient emménagé fin 1896, début 1897.

[3] Rien concernant Marie, plus jeunes que Louise.

[4] Arthurine Alice Caillard, fille naturelle de Lucie Adèle Louise Chevalier, reconnue par son père Alphonse Caillard, née à Lisieux le 1er octobre 1897, au 7 rue d’Orival à Lisieux.

Méfions-nous du sens des mots !!

 


Le verbe se marrer ou se marer, en 1883, était employé pour « s’ennuyer », avant de prendre le sens de « rire de quelqu’un », vers 1916.

D’où vient ce mot ?

Probablement de l’espagnol :

·         Mareo = mal de mer

                              = Ennui à partir du XVIIIème siècle.

·         Mareatse (verbe) = avoir le mal de mer

          Mar = mer

 



En effet, rien de bien amusant dans ces définitions.

 

Le mot, fut utilisé progressivement dans le langage familier pour = « s’amuser beaucoup sans retenue ».

 

Se marrer a également produit le participe-présent-adjectif : marrant (e) –pour drôle, amusant(e) (1901).

Et aussi un nom à partir de 1835. En effet, en parlant d’une personne amusante, ne dit-on pas alors : c’est un(e)  marrant(e).

 

Alors vous voyez quel revirement !!

Un mal de mer quelque peu ennuyeux est devenu avec le temps un moment festif et une personne irrésistiblement drôle !! 

 

N’est-ce pas hilarant ?

 

   Pour cette petite histoire autour d’un mot,

Je me suis aidée du

« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert