dimanche 12 juillet 2015

SUJET DE "A VOS PLUMES" POUR LES MOIS DE JUILLET ET AOUT



Vacances ! Vous avez dit « vacances » ?


Voilà l’été qui s’installe……
Voilà les vacances tant attendues ….

Le farniente sur la plage, les balades en montagne, les voyages à l’étranger.
Où allez-vous, de préférence,  en vacances ?

Pendant ses temps de liberté et de repos, quel que soit le lieu où vous vous trouvez, à quelles occupations vous adonnez-vous ?

Peut-être ne faites vous rien de spécial que rêver ? ……

Si vous avez envie de partager un peu de votre temps avec nous, écrivez en quelques mots :
Où vous êtes, ce que vous faites, ou simplement où vous auriez aimé aller et ce que vous auriez aimé faire, si …….


UN, DEUX, TROIS, COMPTE SUR TES DOIGTS !




« Moi, je sais compter, lance Petit-Pierre du haut de ses trois ans.

Maman qui épluche les légumes dans la cuisine, lève la tête, sourit en regardant le visage illuminé de son fils.

Sans laisser le temps à  Maman de répondre, le bambin d’un air sérieux poursuit : « 1 – 2 – 4 – 6 – 12 ! » et attend, le sourire aux lèvres les félicitations dues à un tel exploit intellectuel.

« Hum ! Hum ! réplique Maman, ce n’est pas tout à fait cela. »

Puis alignant sur la table quelques pommes de terre, elle énonce en désignant, l’un après l’autre, les tubercules :

        « 1 – 2 – 3 – 4 – 5…… »

Perplexe, le petit bonhomme regarde le doigt de maman remontant l’alignement des pommes de terre, une fois, deux fois, trois fois.

« Tu vois, conclut Maman, il y a cinq pommes de terre. On reprend encore une fois : un….. deux …. Après deux, il y a ? ……. »

Petit-Pierre se le demande aussi d’ailleurs, que peut-il bien y avoir après deux ?
« Quatre ! »  lance-t-il heureux de lui.
-         Non, reprend Maman doucement,  après deux, il y a trois.
-         Pourquoi trois ? hasarde-t-il
-         Parce que c’est comme cela, réplique Maman
-         Ah !
-         Viens ici, regarde bien tes mains »

Petit-Pierre penche la tête vers ses deux mains, écarte ses doigts et s’interroge : « Où veut en venir Maman ? »

Maman prend alors le bambin sur ses genoux et désignant chaque petit doigt potelé en commençant par le pouce. Elle énumère :
« Un – deux – trois – quatre –cinq. Tu as cinq doigts à chaque main. Regarde ! En tout, avec tes deux mains, tu as dix doigts. »

Jamais le petit garçon n’aurait pu imaginer cela ! Dix doigts !

« Mais tu sais, poursuit Maman, chacun de tes doigts porte un nom :
-         le premier, c’est le pouce
-         le second, l’index
-         le troisième, le majeur
-         le quatrième, l’annulaire
-         le cinquième, l’auriculaire

« Oh la la ! pense le petit garçon, ça se complique ! »

Maman alors se met à chantonner de petites comptines, mêlant chiffres et mots. Comme c’est drôle !

Petit-Pierre aime beaucoup quand Maman chante. Il se blottit contre elle et se laisse bercer par la voix maternelle. Autour de lui,  les chiffres volent, ondulent et se mélangent, au rythme de la mélodie. Quand la voix de maman se tait, le petit garçon se demande si il arrivera un jour à comprendre pourquoi deux est suivi de trois, trois est suivi de quatre et ainsi de suite, et pourquoi les doigts portent des noms aussi étranges.

Alors, il prend son pouce, celui-là, il le connait bien, c’est le doigt du réconfort.

Maman l’embrasse doucement et murmure :
« Tu verras, mon poussin, ce n’est pas si difficile, il y a plein de chansons qui t’aideront à mémoriser la succession des chiffres et Maman sera toujours là pour t’aider. »


Petit-Pierre est certain que Maman sera toujours là. Il s’est endormi, rassuré, et dans son sommeil la comptine et l’amour de Maman le bercent doucement.

Sûr qu’au réveil, il saura au moins compter jusqu’à cinq sans se tromper.

jeudi 9 juillet 2015

CONCLUSION DU SUJET DE JUIN



Le sujet ne vous a pas réellement inspiré, pourtant, nous passons tous de nombreuses années dans des établissements scolaires, entourés d’un grand nombre de copains et copines.
Amitiés et conflits découlent donc de cette cohabitation.

Des groupes se forment et l’appartenance à l’un d’entre eux, exclut souvent des autres.


Découvrons ensemble quelques bons récits, …..


Louis Pergaud, « La guerre des boutons », un livre à lire si vous ne l’avez pas encore fait.

L’histoire qui se déroule à la fin du XIXème siècle, raconte les rivalités de  deux bandes provenant de deux villages voisins (Longeverne et Velrans) avec chacune à leur tête un chef.

Tout y est, même le « mouchard » qui dévoile tout …..

Lebrac est le chef de l'armée de Longeverne et L'Aztec des Gués,  surnommé ainsi à cause de sa petite taille, celui de l'armée de Velrans. Camus : c'est le lieutenant principal de Lebrac.
On y découvre la vie dans les villages avant 1900, l’éducation des enfants élevés à la dure, avec les coups qui pleuvent, les amitiés durables, les rancunes tenaces, les ingéniosités et stratégies  et les bonnes réparties très cocasses, mais un langage cru. Un monde où les enfants sont très vite plongés dans le monde des adultes.


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Qui ne connait pas « la petite maison dans la prairie » ?
Les épisodes  qui  ont été diffusés sur le petit écran, ont été tirés des écrits autobiographiques de Laura Ingalls Wilder.   Onze volumes comptant son enfance, à la fin du XIXème siècle, auprès de ses parents,  cherchant à obtenir une vie meilleure.

La vie dans le petit village de Walnut Grove dans le Minnesota était loin d’être des plus faciles. Mais Laura nous décrit une enfance insouciante au sein d’une petite communauté composée de pionniers, et le combat quotidien de chacun pour survivre. Elle nous conte ses craintes de petite fille, sa vie d’écolière et les « copains ».
Vous avez deviné, la « peste » est évidemment Nellie Oleson. Concernant ce personnage, il fut inspiré à l’auteur par  deux ou trois fillettes.

Bien évidemment, dans ces écrits, il y a les bons et les mauvais….. et tout est bien qui finit bien.

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Une grande amitié, celle-là, celle qui unit David et Olivier dans l’œuvre de Robert Sabatier.
L’histoire se passe dans les années 1930, dans le quartier de Montmartre à Paris.
Là encore deux bandes rivales, celle de la rue Labat et celle de la rue Bachelet.

Avec David et Olivier, gamins de 9 ans, ce n’est pas seulement l’histoire d’une amitié, mais aussi celle d’un quartier tout entier, avec ses habitants, qui souvent se retrouvent dehors à discuter et où l’entraide a une place d’importance.
Un roman plein de charme, de tendresse et de poésie.

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Dans le roman de Lisa See, Fleur de Neige et Fleur de Lis sont deux fillettes nées en 1823, en Chine. Elles sont « laotong » ou « âmes sœurs » (nées le même jour à la même heure). Leur vie commune commence lorsqu’elles ont 7 ans. Elles affronteront bien des épreuves comme celle  des « pieds bandés », coutume barbare infligée aux petites filles de cette époque en ce pays.
Une sincère amitié, assombrit un temps par la trahison de Fleur de Neige d’où découlera jalousie et vengeance …. Mais, je ne vous en dis pas plus, vous laissant le plaisir de découvrir ce livre merveilleux.
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Je ne peux aussi que vous conseiller Harry Potter. Amitiés et rivalités sur  fond de magie.

Là encore, le lecteur n’est pas déçu. L’écriture de J. K. Rowling est plaisante, surprenant, fascinante, pleine d’humour et de rebondissements….

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Et puis, je ne peux achever cette page sans parler du « Petit Prince » dans lequel il est question « d’Amitié », en ces termes :
-          Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
-           Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
-          C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
-          Oh ! Ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué : Sur une autre planète ?
-          Oui.
-          Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
-          Non.
-          Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
-          Non.
-          Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
-          Ma vie est monotone. Je chasse des poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...


Concernant ce sujet, si vous avez lu des ouvrages dont vous souhaitez nous conseiller la lecture…. N’hésitez pas, au contraire ……

mercredi 8 juillet 2015

POURQUOI LES APPELAIT-ON "LES HIRONDELLES" ?




Vous savez  assurément  ce qu’est une hirondelle ?

Un  oiseau migrateur de couleur noire et à la queue fourchue.

Mais saviez-vous que ce mot désignait, à la fin du XIXème siècle  diverses professions  saisonnières telles le ramoneur ou le marchand de marrons qui venaient dans les villes, et notamment à Paris, au début de l’hiver.

« Hirondelle » était aussi une marque de bicyclettes construites par la Société Manufrance, implantée à Saint-Etienne, vendues dans le début des années 1900.
Un moyen de locomotion dont s’équipèrent  les brigades de la police de la ville de Paris et utilisé jusqu’en 1974.

Voilà pourquoi, les agents de la sécurité qui patrouillaient,  par deux, sur ces vélos, furent  appelés « les hirondelles ».
A moins que ce ne soit en raison de la pèlerine noire dont ils étaient revêtus qui, flottant au vent, leur donnait une silhouette d’oiseau.


  Pour cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mardi 7 juillet 2015

1763 – FAITS DIVERS ET VARIES




 
L’activité sur les ports maritimes ou fluviaux était intense.
Aussitôt qu’un navire accostait, il fallait décharger les marchandises et les acheminer au plus vite vers les points de ventes.
Les ports embauchaient donc un grand nombre de personnes, souvent payées à la journée.
Le port du Havre était un grand port. Mais les navires ne pouvaient pas tous remonter le cours de la Seine jusqu’à Rouen, voire Paris. Les marchandises étaient donc transbordées sur des barges.
Il fallut attendre presque le milieu du XIXème siècle, après aménagement des berges de la Seine et la suppression d’un nombre considérable  de petites iles, pour que des bateaux de tonnage plus important accèdent dans les terres par le fleuve.

De quelles nationalités étaient les bateaux arrivant au Havre et quelles étaient leurs cargaisons ?

1763 - 21 janvier

Des navires sont arrivés au Havre : l’annonce était faite par voie de presse, décrivant  provenance et  cargaison.

« Le 3 janvier, le navire hollandois, la Dame Elisabeth, Capitaine Dorus Cruger, venant de Bilbao, chargé de laine
Le 14 janvier, six navires anglois, sont entrés dans le même port chargés de farine
Le 15 janvier, un anglois chargé de dito
Le 17 janvier, un hollandois chargé de chanvre et de mâts de navire »


Et puis, le 4 février 1763, il était annoncé :


« Le 20 janvier, le capitaine Kersis Teunis Klein, venant de Marseille, chargé de savon, huile, coton, alun, sumac, raisons, sucs de réglisse, galles, amandes et fruits de Carême, tartres, manne, vin, câpres, anchois …..
Le 21 janvier, Antoine de Réveilla, Espagnol, de Bilbao, chargé de laine. »

Que contenait le navire du Capitaine Kersis Teunis Klein

De l’alun :                   minéral utilisé en teinture, en mégisserie et en thérapeutique pour ses propriétés toniques et astringentes.
Du sumac :                  plante de la famille des térébinthacées. Cet arbuste aux nombreuses variétés donne une gomme résine utilisée en tannerie pour la fabrication de vernis et de laques.
Des sucs de réglisse :  cette plante était utilisée en pharmacie et pour confectionner des boissons rafraichissantes.
Des galles :                 ou noix de galle, excroissance produite sur les tiges et les feuilles de certains végétaux, provoquée par des insectes parasites.
Des fruits de carême :            raisins secs – figues sèches – amandes et noisettes.
De la manne :             sucs de certains végétaux qui s’écoulent naturellement ou après incision.



1763 – 11 mars

« Depuis le 22 février, il est entré dans notre Port (il s’agit du port de Rouen) 26 navires François, venant de différens  (écrit ainsi dans le texte) endroits, chargés de toutes sortes de marchandises. »


1763 - 7 janvier

Et puis, si toutes ces voiles déployées vous ont donné l’envie de prendre la mer, lisez attentivement l’offre suivante :

« Le samedi 15 du présent mois, heure de Bourse de cette ville, il sera procédé à la vente du navire hollandois, le Thérèse, capitaine C. Royckman, actuellement en ce Port, au plus offrant et dernier enchérisseur. En l’état qu’il se trouve.
S’adresser au capitaine en son Bord ou à Messieurs Le Bourg Frères, Négociants rue Saint-Denis, qui donneront les connaissances nécessaires. »

Vendu « en l’état où il se trouve » !! Espérons qu’il ne prend pas l’eau …….

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1763 - 21 janvier

Janvier, période de froidure hivernale, aussi voilà un petit conseil.

« Nous sommes dans la saison des engelures et tout le monde prétend avoir quelque spécifique pour ce mal. Le remède suédois est fort simple et parait être le plus sûr. Ce n’est autre chose que l’Esprit de Sel, dont on arrose à plusieurs reprises les parties malades. Il faut avoir l’attention de le faire avant que ces parties soient ouvertes, ou après que les crevasses ont cessé. Ce remède vient d’un très-grand Médecin, de M. Linoeus, le Dioscoride du Nord. »

Assurément ce médecin possède bien des qualités pour être comparé à  Pedanius Dioscoride qui fut un éminent médecin ayant laissé  un écrit, le « Materia Medica » qui fut longtemps une référence.
Dioscoride, né entre les années 20 et 40 ap. J.-C., à Anazarbe en Cilicie (Turquie) et décédé vers 90 ap. J.-C.

L’Esprit de Sel n’est autre que de l’acide chlorhydrique étendu d’eau.

Vous ne risquez pas grand chose à essayer ce traitement. Il est recommandé donc assurément efficace, d’autant plus que la météo annonce des températures bien en-dessous de zéro…..

1763 - 28 janvier


« Cet hiver déjà fameux par sa durée, ne l’a été guère moins jusqu’à présent par sa rigueur, presque comparable à celle de 1760 où la liqueur du Thermomètre d’observation descendit le 12 janvier au onzième degré au-dessous du terme de la congellation (écrit ainsi dans le texte) naturelle de l’eau, demi-degré au dessous du froid de Paris en 1740. Le dix-neuf de ce mois elle est descendue au neuvième et depuis six semaines environ elle a rarement atteint le terme de la glace ; les vents d’est ont toujours dominé et le Mercure s’est ordinairement soutenu au-dessus de vingt huit pouces. »

L’hiver 1762/1763 a donc commencé très tôt avec des températures très basses et un vent glacial ……
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Et voilà la ville de Rouen endeuillée …….

1763 – février/mars, un homme honorable

Le 25 février.
« M. l’abbé de Germont, conseiller-clerc de la Grande Chambre du Parlement, est mort hier sur les neuf heures du soir, âgé de 79 ans. Il avait été reçu en 1709. Sa charité envers les pauvres, en fit l’ami de l’humanité ; sa pénétration, un grand Magistrat, sa droiture et sa fermeté, un citoyen toujours enflammé par l’amour du bien public. Quoiqu’enlevé à la justice et au public, il vivra par les regrets du Sénat, par les pleurs des Infortunés et par le respect de ses Concitoyens, tendres admirateurs de ses vertus.»

Quel bel éloge !

Le 4 mars, nous pouvons encore lire, concernant l’Abbé de Germont.

« Jamais la France n’eut à regretter un plus zélé défenseur de ses droits et de ses précieuses libertés, la Province un meilleur Citoyen, la Justice un Ministre plus recommandable, les pauvres, enfin, un Père plus tendre, plus compatissant et plus généreux. Pendant le cours d’une longue vie, la vérité et la charité exercèrent constamment un égal empire sur son cœur : la première de ces vertus le rendit inaccessible à toute brigue, supérieur à toute épreuve et disposé à tout sacrifier ; la seconde lui fit oublier ses propres intérêts pour ne consulter que les besoins de l’humanité. »


Tout a été dit en quelques lignes, sauf que :
L’Abbé jacques Christophe de Germont, sieur de Mesmont, était né le 12 février 1684, dans la paroisse de Saint-Nicaise à Rouen. Son père, Nicolas Germont, était avocat au Parlement.
Il entreprit des études de théologie et de droit à la suite desquelles, à partir de 1709, il exerça des fonctions cléricales et judiciaires. Il fut ensuite reçu conseiller-clerc en la Grande Chambre du Parlement.
Ses dons en faveurs d’établissements d’assistance furent très importants. En 1728, il donna à l’hospice générale 30 000 livres en rente viagère et 14000 livres à l’Hôtel Dieu.
Sensibilisé par la détresse des enfants pauvres, il s’attacha à promouvoir l’accès des plus démunis à la connaissance et à l’éducation.
En 1761, il effectua un don de 10 000  livres pour démarrer la construction d’un établissement où furent élevés avec le lait des animaux, les enfants de l’hospice.
Deux en plus tard, il consacra 60 000 livres à la fondation de crèches destinées aux enfants exposés au tour.

Quelques mois avant son décès, sa générosité n’avait pas faiblit car il fit rédiger un testament léguant tous ses biens en faveur des plus démunis. Le journal de Rouen ne manqua pas d’en faire état :
« L’ouverture de son testament faite le 25 au matin, aprit (ainsi dans le texte) qu’au mois de juillet dernier il avait disposé en faveur de l’hôpital général de ses meubles meublans (ainsi dans le texte), chevaux, bestiaux, grains, boissons harnois et de la terre de Grainville qu’il faisoit valoir ; effets que l’on estime à plus 20000 livres. »

L’abbé de Germont décéda donc le 24 février 1763. Un service solennel fut célébré dans l’église de l’hôpital. Tous les pauvres purent y assister.

Cet hommage perdure encore à ce jour puisque Rouen possède une rue « de Germont » qui se situe non loin de la rue Eau de Robec.