mercredi 29 avril 2026

L’inconnue de Songy – deuxième partie

 




De 1744 à 1751, la jeune Marie Angélique perçut une pension versée par le duc d’Orléans, cousin du Roi. La jeune fille fut également sous la protection de Catherine Opalinska, la mère de Marie Leszczynska, épouse de Louis XV[1]





Marie-Angélique fut accueillie, le 23 avril 1750, au couvent des Nouvelles-Catholiques à Paris, puis intégra, le 20 janvier 1751, le noviciat de l'abbaye Sainte-Périne de Chaillot.

Malheureusement, le 14 juin  1751, dans cette abbaye, Marie-Angélique tomba d’une fenêtre et fut laissée pour morte à son arrivée au couvent des Hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde de la rue Mouffetard. Morte, pas tout à fait, un souffle de vie se manifestait encore. Elle ne reprit conscience qu’après de longs mois.

Un malheur n’arrivait jamais seul...



À peine remise, ce fut le duc d’Orléans qui décédait. Avec ce décès, la jeune femme perdait protection et pension.

 

Pas d’argent ? Dehors !

 

Marie-Angélique se retrouva dans la rue, en novembre 1752, et tomba rapidement dans la misère.

Le 22 septembre 1753, la reine de France, Marie Leszczynska, mise au courant de la déconvenue de  Marie-Angélique, la reçut dans ses appartements privés de Versailles. L’attribution d’une pension annuelle de 240 livres par la reine, lui permit de reprendre une vie descente. Par prudence, la reine prévoyante, se sentant malade, précisa sur son testament que cette somme continua à être versée après sa mort.

Le versement de cette allocation salvatrice permit à Marie-Angélique de revenir résider au couvent des Hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorderue Mouffetard. Dans ce couvent, elle rencontra une dame de charité, Marie-Catherine Homassel Hecquet. Ayant sympathisé, les deux femmes passaient de longs moments en discussions.


Marie-Angélique qui avait retrouvé la mémoire, parla de son enfance brinquebalante. L’idée de mettre par écrit ses expériences, sous la plume de Marie-Catherine Homassel Hecquet[2], s’imposa peu à peu. 

Le passé de Marie-Angélique allait ainsi ressurgir sous le titre de : Histoire d’une jeune fille trouvée dans les bois à l’âge de dix ans.

Que se souvenait-elle réellement des dix premières années de son existence ?

 



[1] Mariage par procuration le 15 août  1725 en la  cathédrale de Strasbourg. Mariage à Fontainebleau le 5 septembre 1725.

[2]Marie-Catherine Homassel – 12 juin 1686 à Abbeviller -8 juillet 1764 à Paris. Nous reviendrons sur cette personne un peu plus tard.

 

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