mercredi 28 janvier 2026

Autre cas électrique – Honorine Seguin[1]

 

 

Elle s’appelait Honorine Seguin. En 1857, elle avait été placée en apprentissage chez une lingère de La Haye (Indre-et-Loire).

La jeune fille possédait beaucoup d’intelligence et avait reçu une grande éducation morale.

 

 

Cela commença au début du mois de décembre 1857...

Alors qu’Honorine, âgée de treize ans et demi, travaillait à côté de sa maîtresse, la table devant laquelle elles se trouvaient fit un grand bond. Les deux femmes, effrayées, se reculèrent, mais la table ne s’arrêta pas, elle suivit la jeune apprentie dans tous ses mouvements, avant de se renverser.

Mais la table ne fut pas la seule à réagir à l’approche d’Honorine. Tous les meubles (tables – chaises, bois de lit...) réagissaient de même.

 

Le docteur G. Pineau, afin de faire le constat des phénomènes, se déplaça auprès de la jeune fille le 10 février 1858.

 

Lors de la première rencontre, Honorine s’assit sur une chaise auprès du docteur et plaça une autre chaise en contact avec le bas de sa robe qui traînait sur le parquet.

Après une heure, le jupon de la jeune fille se gonfla[2], touchant un des barreaux de la chaise vide qui à ce contact commença à bouger.

Ce qui fut le plus étonnant, ce fut que cette chaise semblait obéir aux ordres de la demoiselle.

 En voilà quelques exemples :

Demande d’Honorine :

·         Va te placer là : la chaise glisse sur le parquet et va se positionner à l’endroit désigné.

Autre commandement :

·         Lève-toi sur deux pieds : la chaise se lève et demeure en équilibre.

Puis encore plus surprenant :

·         Frappe dix coups d’un de tes pieds de devant : la chaise les frappe.

·         Marque la mesure pendant que je vais chanter : la chaise bat la mesure.

 

L’expérience dura deux heures.

 

Les effets dits « électriques » diminuèrent jusqu’à disparaître complètement au bout de trois mois.

 



[1] Je n’ai malheureusement pu trouver aucun renseignement sur les personnes de ce récit. Certains noms de lieux n’étant que des quartiers ou des hameaux et certaines villes ayant fusionnées. Pas toujours facile de tracer certaines familles dans ces conditions.

[2] Un vent électrique selon le docteur G. Pineau.

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