mercredi 7 janvier 2026

Ce qui fut dit sur le « cas de la jeune Angélique Cottin »


Il y avait, indubitablement, un rapport entre les phénomènes et l’électricité. Voilà pourquoi,  la jeune fille reçut le surnom de « fille électrique ».

 

De multiples rapports noircirent les pages des journaux.

Un scientifique du nom de Louis Figuier estima que la jeune fille « éprouvait un état électrique naturel comme chez certains poissons ».


Le docteur Hébert crut trouver « une analogie avec la foudre ».

Monsieur de Farément : « une cause électrique ».

Le docteur Roger publia : « la fille électrique est une espiègle que les observations des médecins  offrent des faits semblables chez les femmes, c’est la manière de vouloir faire parler de soi. »

 

D’électrique, le surnom de la jeune Cottin passa à jongleuse.

Le docteur Roger, encore lui, déclara : « la femme est un animal difficile à connaître ».

Quel goujat misogyne !

 

Angélique Cottin :

·         Fille électrique.

·         Jongleuse.

·         Jongleuse supérieure.

·         Simulatrice.

 

En novembre 1846, monsieur de Farémont, savant qui avait multiplié les expériences, écrivait dans une lettre :

« J’ai vu, je vois et je verrai toujours, quand je le voudrai, les choses les plus curieuses et les plus inexplicables..... Nous qui avons vu, nous croyons, parce que les faits qui se passent sous nos yeux sont palpables et ne peuvent être réfutés en rien. Les gens qui se croyaient instruits baissent l’oreille et se taisent ; les masses disent que l’enfant est ensorcelée et non sorcière. Quant à moi, j’ai vu tant d’effets divers produits chez elle par l’électricité, j’ai si bien vu, dans certaines circonstances, les bons conducteurs opérer, et dans d’autres, ne rien produire, qui si l’on suivait les lois générales de l’électricité, il y aurait constamment le pour et le contre, aussi suis-je convaincu qu’il y a chez cette enfant une autre puissance que l’électricité ».

 

Angélique Cottin, super-pouvoirs !

 

Quelques années plus tard, le journal « La chaîne magnétique », publiait le 15 novembre 1882, rappelant le fait de la jeune Cottin :

« Angélique Cottin, fille torpille ou plutôt électrique, avait comme certains poissons (raie, gymnote, silure trembleur...) la propriété d’attirer ou de repousser, par moments et contre son gré, tous les objets qui l’entouraient, tels chaises, tables... dû à un effet de sang et aussi, peut-être, des nerfs émettant des décharges électriques, capable de soulever et déplacer des meubles ».

 

À Paris, les médecins et divers scientifiques poursuivirent encore quelques analyses des faits, mais il s’avéra que les manifestations phénoménales du début s’étiolaient pour disparaître complètement.

 

Pendant un temps, quelques mois, les parents d’Angélique eurent l’idée de se servir des facultés singulières de leur enfant, en l’exposant à la curiosité publique. Un profit qui ne dura pas des lustres.

 

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