mercredi 21 janvier 2026

Qui était le docteur Dominique François Jean Arago ?

 


Au cours des divers articles concernant Angélique Cottin, un nom revient continuellement, celui du docteur Arago.

Personnage important, suffisamment pour s’y attarder un instant.

 

Voilà ce que j’ai découvert.

 

Dominique François Jean Arago a vu le jour le 26 février 1786 à Estagel dans le Roussillon, de l’union de ses parents François Bonaventure et Marie Anne Agathe, née Roig.

 

Qui étaient ses parents ?

·         François Bonaventure Arago (1754 – 1814) :

o   Propriétaire terrien.

o   Maire d’Estagel et juge de paix de canton en 1790.

o   Directeur de l’Hôtel de la monnaie à Perpignan en 1795.

·         Marie Anne Agathe Roig :

o   Fille d’un paysan aisé.

 

 

Excellent élève, Dominique François Jean Arago se vit ouvrir, après ses études, les portes d’une brillante carrière.

 

·         Études secondaires au collège communal de Perpignan.

·         En 1803, il a alors dix-sept ans, il entre à l’École Polytechnique.

·         En 1805, il est nommé secrétaire-bibliothécaire de l’Observatoire de Paris.

·         En 1806, il est envoyé à Majorque pour poursuivre le relevé du méridien de Paris.

·         C’est la guerre d’Espagne, il est fait prisonnier et interné au château de Bellver[1]. Il s’évade et rejoint Paris en 1809.

·         Le 18 septembre 1809, il est élu membre de l’Académie des sciences. Il a alors vingt-trois ans.

·         En 1809 et pendant les vingt années suivantes, il exerce comme professeur-adjoint, puis professeur à l’École Polytechnique.

·         En 1816, il crée un cours d’« arithmétique sociale » : calcul de probabilités, d’économie mathématique et de démographie.

·         En même temps, il dépend du Bureau des longitudes à l’Observatoire de Paris.

·         En 1822, il est membre titulaire du Bureau des longitudes à l’Observatoire de Paris.

·         En août 1829, décès de son épouse, Lucie Carrier-Besombes, fille d’un ingénieur des Ponts-et-Chaussées.

·         En septembre 1830, il est élu conseiller général de la Seine.

·         En juillet 1831, il est élu député des Pyrénées-Orientales.

·         En 1834, il est promu directeur du bureau des observations à l’Observatoire de Paris.

·         En 1843, il devient directeur de l’Observatoire de Paris, poste qu’il garda jusqu’à son décès.

·         Après la révolution de 1848, il devient ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies (gouvernement provisoire de la Seconde République).

·         Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851 – début du Second Empire – il démissionne de ses fonctions.

 


Vie de famille :

Dominique François Jean Arago est l’aîné de sa fratrie. Après lui virent le jour cinq autres garçons.

Tout comme lui, ses frères font également de brillantes carrières.

·         Jean (1788 – 1836) : général au service du Mexique.

·         Jacques (1790 – 1855) : écrivain et explorateur.

·         Victor (1792 – 1867) : aucun renseignement.

·         Joseph (1796 – 1860) : militaire.

·         Etienne (1802 – 1892) : écrivain et homme politique.

 

Le 11 septembre 1811, Dominique François Jean Arago épouse Lucie Carrier-Besombes, fille d'un ingénieur des Ponts et Chaussées. Trois fils naquirent de leur union : 

·         Emmanuel (1812 - 1896) : avocat et homme politique républicain, ministre pendant le siège de Paris en 1870.

·         Alfred (1815 - 1892), peintre et inspecteur général des beaux-arts.

·         Gabriel (1817-1832).

Un de ses petits-fils, Pierre Jean François, fils d’Emmanuel, est élu député des Alpes-Maritimes  sous la Troisième République.

Fin de vie : 

Souffrant de diabète, Dominique François Jean Arago décède le 2 octobre 1853.

Lors de ses obsèques, plusieurs dizaines de milliers de personnes assistèrent au passage du cortège entre l’Observatoire et le cimetière du Père-Lachaise où il repose.

 

Hommages :

 

 « Il est impossible d’être plus pittoresque, plus grand, plus beau même, que ne l’est François Arago à la tribune, quand une véritable passion l’emporte, [...] qu’il attaque les violateurs de la charte royaliste ou défende la Constitution républicaine. [...] C’est qu’Arago est non seulement la science, mais encore la conscience ; non seulement le génie, mais encore la probité !»

Alexandre Dumas

 

« Arago fut le grand évocateur de la génération scientifique du siècle ».

Félix Mornand.

 

« Une des étoiles de ce siècle vient de s'éteindre, il me semble que la mort d'Arago est une diminution de la lumière ».    

Victor Hugo

 



[1] Le  château de Bellver ( « château belle vue »), situé sur l’île de Majorque, sur une colline recouverte de pins, date du XIXe siècle. Il  était l’une des demeures des rois de l’île. Le château devint une prison militaire en 1717. En 1808, François Arago y a été tenu prisonnier lors de la Guerre d’Espagne. Au XIXe siècle, une usine de fabrication de pièces de monnaie y a été installée.

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