vendredi 4 janvier 2019

&&&&&&&&&&&&&&& - L'ESPERLUETTE



Il s’agit de l’esperluette (nom féminin) qui résulte de la ligature des lettres « e » et « t » de la conjonction de coordination « et », et possède la même signification.



À l’origine, cette graphie ligaturée était plus ou moins systématiquement utilisée par les copistes médiévaux qui utilisaient de nombreuses autres abréviations. Par exemple, nous trouvons fréquemment : etc. =   &c.

Dessin 1 :  Évolution de l’esperluette au cours de l’histoire de l'écriture.


Dessin 2 :  Certaines polices permettent de voir la ligature entre le « E » et le « t »

L’esperluette est l’un des rares caractères à avoir le même sens dans de nombreuses langues.
Les Anglais l’utilisent fréquemment, sous le nom de « ampersand ».
Ce qui n’est pas le cas en France, pays où l’esperluette est  rejetée dans la langue littéraire, mais par contre utilisée dans le domaine commercial et publicitaire.
Les enseignes, par exemple : « Dupont & fils » ou encore dans l’abréviation « M. & Mme » (Monsieur et Madame).

Aviez-vous remarqué que l’esperluette avait servi de logo à France Télécom ?
Dessin 3.  





jeudi 3 janvier 2019

Petite question....... pour débuter l'année.


En cette première semaine de 2019 et pour le premier mot de l’année, je vais me permettre un peu de paresse. Une fois n’est pas coutume et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
Je vais vous soumettre un signe. Un signe que vous connaissez, je suppose, mais......... je vous lance le défi de me donner son nom !
Alors ? Prêts ?

Comment se nomme le signe typographique suivant ?   &
Réponse ce week-end.

mercredi 2 janvier 2019

HISTOIRE VRAIE - DANS LE ROUEN DE LA FIN DU XIXème SIÈCLE




INTRODUCTION

Ce que je m’apprête à vous conter s’est déroulé dans la ville de Rouen, non loin des quais de la Seine, dans un café situé à l’encoignure des rues des Charrettes et Frigoly.

Depuis une dizaine d’années, ce débit de boissons était tenu par Jules Adolphe Dubuc qui, au moment des faits, était âgé de 45 ans.
Un établissement très réputé, très fréquenté qui avait vu, tout de même sa clientèle chuter, lors de l’ouverture d’un nombre assez considérable de commerces du même genre, sur les quais.

Chacun avait en haute estime le sieur Dubuc, considéré comme un brave homme.
Propriétaire de l’immeuble, son commerce tenait tout le rez-de-chaussée, avec une grande salle pour les consommateurs, une salle de billard pour les joueurs, un office tenu par un garçon d’office qui y préparait les repas et un petit cabinet ou plus exactement un petit bureau. Au premier, quelques appartements loués et la chambre du propriétaire. Sous les combles des chambres de bonnes occupées principalement par le personnel de l’établissement.
Pour accéder à la petite cour intérieure, il fallait emprunter une petite impasse longeant le mur extérieur du café, impasse qui donnait directement sur la rue des Charrettes.

Pour en connaître un peu plus sur ce débit de boissons, sachez qu’avant d’être la propriété de Jules Adolphe Dubuc, il avait eu deux autres tenanciers et avait porté les noms de :
·         Café Thillard
·         Café Eudes

Jules Adolphe Dubuc avait vu le jour le 25 décembre 1844 à Saint-Martin-du-Vivier, à une lieue de Rouen où son père, Adolphe Dubuc exerçait en qualité de Maître cordonnier. Sa mère, Eulalie Rosine Togny, s’occupait de son ménage tout en élevant les enfants.
Le sieur Dubuc ne s’était jamais marié, et pour cause, il avait toujours exercé le métier de garçon de café, effectuant ici et là des saisons, et notamment en été, sur les côtes normandes.

Il faut avouer que les cafés étaient légions, pas un quartier, pas une rue même, sans que ne s’étalent les façades de ses commerces, souvent couplés d’une épicerie, aussi offraient-ils un grand nombre d’empois.

Tout était donc pour le mieux.
Tout aurait pu le rester.
Jusqu’à un certain jour ou plutôt une certaine nuit........



























mardi 1 janvier 2019

Nouvelle année.... on tient la route..... et on fait preuve d'imagination.....

une bonne année 2019 à tous, qu'elle vous apporte tout ce que vous pouvez souhaiter.

Pour ma part, je vous promets, via ce blog,  de nouveaux textes, de nouveaux contes, de nouvelles expressions et de nouveaux mots.....

Et j'espère que vous prendrez la parole pour me donner votre avis, commenter mes articles et me faire part de vos idées.

Alors, c'est une année d'échanges que je vous propose....

jeudi 27 décembre 2018

Bagnoles d’hier et d’aujourd’hui. Bagnoles mobiles ou immobiles.



Saviez-vous que déjà en 1840, des bagnoles parcouraient les chemins du nord-ouest de la France ?
Ailleurs, sans doute aussi, mais elles ne portaient pas ce nom-là.

Formé à partir du mot, « banne » (tombereau – voiture) auquel fut ajoutée la terminaison « iole » sur le modèle de « carriole », ce nom désignait, dans les régions citées ci-dessus, une mauvaise voiture...... voiture tirée par des chevaux, évidemment, étant donné l’époque.
Plus de cinquante ans plus tard, en 1907, une bagnole était un véhicule simple et grossier, au confort rudimentaire.

Aujourd’hui, une bagnole est une voiture qui ne passerait par le contrôle technique sans souci.
Le terme « caisse » est plus souvent employé. Pour cette caisse, d’ailleurs, le contrôle technique serait une épreuve à redouter.

Mais vous savez, tout comme moi, qu’un mot peut désignait des objets bien différents.
Voilà pourquoi, en 1845, dans la région de Reims et en Picardie, une cabane ou maisonnette pauvre portée le nom de bagnole et plus particulièrement lorsqu’elle était construite en jonc tressé, comme l’étaient les premiers tombereaux.

Je pense qu’à présent, vous aurez une vision tout à fait autre en parlant de « bagnoles ».

Pour cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert

mercredi 26 décembre 2018

EN ATTENDANT L'AN PROCHAIN !


Tire-bouchonnons !


En ces moments festifs de Noël et Jour de l’An, beaucoup d’entre vous se serviront d’un objet bien utile pour déboucher les bouteilles, je veux parler –mais vous l’aviez bien évidemment deviné – d’un tire-bouchon.

Un ustensile employé depuis des siècles, mais là, largement incompétente en ce domaine, je laisse aux spécialistes le soin de vous en dire plus.

J’ai, par contre, toujours dans ma quête de cancans, découvert que ce tire-bouchon incitant par sa fonction première à faire la fête en dégustant (avec modération, ça va sans dire) de très bons crus, a servi à d’autres usages, moins joyeux.
Il est vrai que tout objet peut être détourné de l’utilisation à laquelle il a été destiné, mais je trouve que ce j’ai  lu  dernièrement est un peu incongru.  

Alors, afin de vous mettre en condition pour 2019, après vous avoir proposé le livre de Marc Ouvrard, « L’énigme du noyé au tirbouchon », je vous propose une plongée en apnée dans le « crime au tire-bouchon ».
Oui, oui ! Il y a eu des crimes dans lesquels cet objet, armant la main du tueur, tint le rôle principal..... Hémoglobine garantie.

Mais avant, je vous souhaite, après le réveillon de Noël, déjà presque lointain, un bon réveillon de Nouvel An et .... Une bonne année 2019, emplie de petits et grands bonheurs, une bonne santé et à foison, de merveilleux moments de lecture.

Françoise  v


samedi 22 décembre 2018

Tout excès étant à prohiber, il semble raisonnable de ne pas bâfrer !




Bâfrer ! En voilà un mot. 
Répétez-le plusieurs fois pour bien vous le mettre en bouche.
Ne trouvez-vous pas qu’il prend toute la place, et même plus, débordant même de la cavité buccale ?


« Bâfrer » remplaça « baufrer », verbe utilisé de 1507 à 1718 et construit à partir d’une onomatopée « baf ou baff » évoquant « ce qui est épais, gonflé, boursouflé ».

Imaginez des joues rebondies, très rebondies, car pleines de nourriture.
Et voilà, pourquoi, le verbe « bâfrer » prit le sens de « manger gloutonnement ».
On peut rapprocher2 ce mot de : bouffer.

Un bâfreur ou une bâfreuse se bâfre bâfrement dans une bâfrerie.
Cette phrase est l’exemple même de la « grosse bouffe ».
Pas tout à fait dans le raffinement.

Bientôt, les réveillons de fin d’année, alors, ne vous bâfrez pas...... Prenez le temps de déguster tous les mets qui vous seront présentés.

Tout dans la modération !
Bonnes fêtes de fins d’année.......


Pour cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert