Au cours des divers articles concernant Angélique
Cottin, un nom revient continuellement, celui du docteur Arago.
Personnage important, suffisamment pour s’y attarder
un instant.
Voilà ce que j’ai découvert.
Dominique François Jean Arago a vu le jour le 26
février 1786 à Estagel dans le Roussillon, de l’union de ses parents François
Bonaventure et Marie Anne Agathe, née Roig.
Qui étaient ses parents ?
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François Bonaventure Arago (1754 –
1814) :
o
Propriétaire terrien.
o
Maire d’Estagel et juge de paix de
canton en 1790.
o
Directeur de l’Hôtel de la monnaie à
Perpignan en 1795.
·
Marie Anne Agathe Roig :
o
Fille d’un paysan aisé.
Excellent élève, Dominique François Jean Arago se
vit ouvrir, après ses études, les portes d’une brillante carrière.
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Études secondaires au collège communal
de Perpignan.
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En 1803, il a alors dix-sept ans, il
entre à l’École Polytechnique.
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En 1805, il est nommé secrétaire-bibliothécaire
de l’Observatoire de Paris.
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En 1806, il est envoyé à Majorque pour
poursuivre le relevé du méridien de Paris.
·
C’est la guerre d’Espagne, il est fait
prisonnier et interné au château de Bellver[1]. Il
s’évade et rejoint Paris en 1809.
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Le 18 septembre 1809, il est élu membre
de l’Académie des sciences. Il a alors vingt-trois ans.
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En 1809 et pendant les vingt années
suivantes, il exerce comme professeur-adjoint, puis professeur à l’École
Polytechnique.
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En 1816, il crée un cours d’« arithmétique
sociale » : calcul de probabilités, d’économie mathématique et de
démographie.
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En même temps, il dépend du Bureau des longitudes
à l’Observatoire de Paris.
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En 1822, il est membre titulaire du
Bureau des longitudes à l’Observatoire de Paris.
·
En août 1829, décès de son épouse, Lucie
Carrier-Besombes, fille d’un ingénieur des Ponts-et-Chaussées.
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En septembre 1830, il est élu conseiller
général de la Seine.
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En juillet 1831, il est élu député des
Pyrénées-Orientales.
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En 1834, il est promu directeur du
bureau des observations à l’Observatoire de Paris.
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En 1843, il devient directeur de
l’Observatoire de Paris, poste qu’il garda jusqu’à son décès.
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Après la révolution de 1848, il devient
ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies (gouvernement provisoire de
la Seconde République).
·
Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851
– début du Second Empire – il démissionne de ses fonctions.
Vie de
famille :
Dominique
François Jean Arago est l’aîné de sa fratrie. Après lui virent le jour cinq
autres garçons.
Tout comme lui, ses frères font également de brillantes carrières.
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Jean (1788 – 1836) : général au service du Mexique.
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Jacques (1790 – 1855) : écrivain et explorateur.
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Victor (1792 – 1867) : aucun renseignement.
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Joseph (1796 – 1860) : militaire.
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Etienne (1802 – 1892) : écrivain et homme politique.
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Emmanuel (1812 - 1896) :
avocat et homme politique républicain, ministre pendant le siège de Paris en
1870.
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Alfred (1815 - 1892), peintre et
inspecteur général des beaux-arts.
·
Gabriel (1817-1832).
Un de ses petits-fils, Pierre Jean François, fils
d’Emmanuel, est élu député des Alpes-Maritimes sous la Troisième République.
Fin de vie :
Souffrant de
diabète, Dominique François Jean Arago décède le
2 octobre 1853.
Lors de ses obsèques, plusieurs dizaines de
milliers de personnes assistèrent au passage du cortège entre l’Observatoire et
le cimetière du Père-Lachaise où il repose.
Hommages :
« Il est impossible d’être plus pittoresque, plus grand, plus beau même, que ne l’est François Arago à la tribune, quand une véritable passion l’emporte, [...] qu’il attaque les violateurs de la charte royaliste ou défende la Constitution républicaine. [...] C’est qu’Arago est non seulement la science, mais encore la conscience ; non seulement le génie, mais encore la probité !»
Alexandre Dumas
« Arago fut le grand évocateur de la génération
scientifique du siècle ».
Félix Mornand.
« Une des étoiles de ce siècle vient de s'éteindre, il me
semble que la mort d'Arago est une diminution de la lumière ».
Victor Hugo
[1] Le
château
de Bellver ( « château belle vue »), situé sur l’île de
Majorque, sur une colline recouverte de pins, date du XIXe siècle. Il était l’une des demeures des rois de l’île. Le
château devint une prison militaire en 1717. En 1808, François Arago y a été
tenu prisonnier lors de la Guerre d’Espagne. Au XIXe siècle, une usine de
fabrication de pièces de monnaie y a été installée.