samedi 22 décembre 2018

Tout excès étant à prohiber, il semble raisonnable de ne pas bâfrer !




Bâfrer ! En voilà un mot. 
Répétez-le plusieurs fois pour bien vous le mettre en bouche.
Ne trouvez-vous pas qu’il prend toute la place, et même plus, débordant même de la cavité buccale ?


« Bâfrer » remplaça « baufrer », verbe utilisé de 1507 à 1718 et construit à partir d’une onomatopée « baf ou baff » évoquant « ce qui est épais, gonflé, boursouflé ».

Imaginez des joues rebondies, très rebondies, car pleines de nourriture.
Et voilà, pourquoi, le verbe « bâfrer » prit le sens de « manger gloutonnement ».
On peut rapprocher2 ce mot de : bouffer.

Un bâfreur ou une bâfreuse se bâfre bâfrement dans une bâfrerie.
Cette phrase est l’exemple même de la « grosse bouffe ».
Pas tout à fait dans le raffinement.

Bientôt, les réveillons de fin d’année, alors, ne vous bâfrez pas...... Prenez le temps de déguster tous les mets qui vous seront présentés.

Tout dans la modération !
Bonnes fêtes de fins d’année.......


Pour cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert


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