mercredi 20 mars 2019

Difficile de s'y retrouver !


Une freluque, un freluquet, une fanfreluche.....

Une freluque, vers 1478, désignait une mèche de cheveux. Une freluque qui se transforma, en 1611, en « freluche », petite chose de peu de valeur, puis avec la même définition en « fanfreluche ».
XVIIème siècle.
Revenons à notre « freluque » qui n’est plus une, mais un « freluque », tout en étant toujours  une frange de cheveux, mais également une frange d’habit et/ou un ornement un peu tape à l’œil, sensé mettre en valeur le dit habit. De ce parement  découla le nom de « freluquet », attribué  à celui qui se parait  de ces artifices décoratifs,  qui avant de prendre le sens d’homme prétentieux, était tout simplement un homme bien mis, coquet, soigné.... enfin, propre sur lui.
N’est-ce pas en raison de l’abondance de fanfreluches vestimentaires de fort mauvais goût, que ce freluquet devenant vite trop voyant pas sa mise excentrique, désirant en cela copier la noblesse dont il n’était pas, fut qualifié de « prétentieux » ?
Il ne faut jamais, au grand jamais, prétendre être ce que l’on n’est pas !

Ma grand-mère (encore elle !) employait ce mot pour nommer un homme mince et grêle, ajoutant même l’adjectif « petit ». Cela donnait donc  : « C’est un petit freluquet ! »
Dans la bouche de mon aïeule, ce n’était pas flatteur, mais alors, pas du tout, car sous-entendu dans cette petite phrase : « Petit roquet, mince, frêle, arrogant, hargneux ».
La totale !
Elle ne mâchait pas ses mots, grand-mère. Comme on disait alors, « franche comme l’or ».


Pour cette petite histoire autour d’un mot,
Je me suis aidée du
« Dictionnaire historique de la langue française » Le Robert



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